Découvrez les races de chats les plus rares et méconnues
Sommaire12 sections
- 01L’Asian Longhair, née d’une confusion géographique
- 02Le LaPerm, né par hasard dans une ferme de l’Oregon
- 03Le Bobtail Japonais à poil long, rareté d’un symbole national
- 04Le York Chocolate, œuvre d’une seule éleveuse
- 05Le Cymric, la version à poil long du Manx
- 06Le Kurilian Bobtail, venu des îles Kouriles
- 07Le Sokoké, resté sauvage dans son pays d’origine
- 08L’American Wirehair, une mutation unique jamais reproduite ailleurs
- 09Le Ceylan, discret depuis le Sri Lanka
- 10L’Ojos Azules, une race presque abandonnée pour raisons de santé
- 11Le Korat, protégé par la tradition thaïlandaise
- 12Pourquoi l’adoption d’une race rare demande plus de prudence
Une dizaine de races de chats reconnues par les instances internationales comptent si peu de naissances en France que la plupart des vétérinaires n’en verront jamais un seul exemplaire en consultation. Voici les plus rares d’entre elles, avec leur origine réelle et ce qui explique, race par race, pourquoi elles restent aussi confidentielles.
L’Asian Longhair, née d’une confusion géographique
L’Asian Longhair, aussi appelée Tiffanie, tient son nom d’une erreur d’appellation initiale : rien dans son histoire ne relie la race à l’Asie. Développée au Royaume-Uni à partir d’un croisement accidentel entre un Persan Chinchilla et un Burmese, elle porte un pelage mi-long plutôt que long malgré son nom. Le caractère reste proche du Burmese : sociable, attaché à ses propriétaires, plutôt vocal pour une race à poil mi-long. Les portées restent rares, la plupart des éleveurs britanniques et français privilégiant les autres variétés du groupe Asian.
Le LaPerm, né par hasard dans une ferme de l’Oregon
Le LaPerm descend d’une chatte de ferme née en 1982 dans l’Oregon avec un pelage naturellement bouclé, une mutation spontanée transmise ensuite par sélection. La race existe en deux longueurs de poil, courte et longue, cette dernière restant la plus rare des deux en France. Le poil frisé, doux au toucher, mue moins qu’un pelage classique, un avantage réel pour les foyers sensibles aux poils qui traînent, sans que la race ne soit hypoallergénique pour autant.
Le Bobtail Japonais à poil long, rareté d’un symbole national
Le Bobtail Japonais se reconnaît à sa queue courte et enroulée, unique à chaque individu comme une empreinte. Il inspire depuis des siècles la figurine porte bonheur Maneki Neko, le chat qui salue de la patte devant les commerces japonais. Exportée aux États Unis à la fin des années 1960, la race existe en deux longueurs de poil ; la version longue reste pratiquement absente des élevages français, la plupart des naissances européennes se concentrant sur la variété à poil court.
Le York Chocolate, œuvre d’une seule éleveuse
Le York Chocolat doit son existence au travail d’une éleveuse américaine de l’État de New York, à partir de la fin des années 1980, autour d’une robe chocolat ou lilas peu commune chez les chats à poil mi-long. Joueur et proche de ses propriétaires, il reste l’une des races les plus rares au monde, avec un nombre d’éleveurs actifs qui se compte sur les doigts d’une main en dehors des États Unis.
Le Cymric, la version à poil long du Manx
Le Cymric est la variante à poil mi-long du Manx, chat sans queue originaire de l’île de Man. L’absence de queue résulte d’une mutation génétique qui, à l’état homozygote, se révèle létale pour l’embryon : les éleveurs sérieux évitent donc de croiser deux chats totalement sans queue entre eux, un point de vigilance rarement expliqué aux futurs propriétaires. Le chat reste réputé pour ses sauts, sa démarche particulière rappelant celle d’un lapin compense l’absence de queue dans l’équilibre.
Le Kurilian Bobtail, venu des îles Kouriles
Le Kurilian Bobtail vient des îles Kouriles, entre la Russie et le Japon, où il a évolué à l’état semi-sauvage pendant des générations avant d’être formalisé comme race. Sa queue en pompon, plus courte et touffue que celle du Bobtail Japonais, l’en distingue au premier regard une fois qu’on sait où regarder. Il existe en poil court et en poil long, cette dernière variante restant la plus rare en France, où le nombre d’élevages reconnus reste très limité.
Le Sokoké, resté sauvage dans son pays d’origine
Le Sokoké vit encore à l’état sauvage dans la forêt du Sokoke, au Kenya, dont il tire son nom. Repéré par une éleveuse locale à la fin des années 1970 puis exporté et reconnu au Danemark en 1984, il garde un tempérament proche de celui d’un chat sauvage : très actif, grimpeur, mal adapté à un petit appartement sans accès à l’extérieur. Le pelage court au motif marbré rappelle celui d’un petit félin africain, ce qui n’est pas un hasard vu ses origines.
L’American Wirehair, une mutation unique jamais reproduite ailleurs
L’American Wirehair descend d’une portée de fermiers de l’État de New York où un chaton est né en 1966 avec un pelage frisé et rêche au toucher, différent de tout ce qui existait alors. La mutation ne s’est jamais reproduite spontanément ailleurs dans le monde, ce qui rend la race entièrement dépendante des lignées américaines d’origine. Importée en France depuis les années 1970, elle y reste l’une des races les plus rares, avec un nombre d’éleveurs européens qui tient sur une liste très courte.
Le Ceylan, discret depuis le Sri Lanka
Le Ceylan vient du Sri Lanka, alors appelé Ceylan, d’où il a été introduit en Europe par un importateur italien dans les années 1980. Le pelage ticked tabby, semblable à celui de l’Abyssin, et le corps svelte trahissent une origine commune avec les chats naturels d’Asie du Sud. Sociable et adaptable, il reste presque totalement absent des élevages français, la race étant surtout suivie par un petit nombre de passionnés en Italie.
L’Ojos Azules, une race presque abandonnée pour raisons de santé
L’Ojos Azules, dont le nom espagnol signifie « yeux bleus », doit sa particularité à une mutation qui donne des yeux bleu intense quelle que soit la couleur du pelage. Repérée au Nouveau-Mexique dans les années 1980, la race a vu son programme d’élevage largement arrêté après la découverte de malformations associées au gène responsable chez les chatons homozygotes. Elle figure aujourd’hui parmi les races les plus rares au monde, certains spécialistes la considérant en pratique disparue des élevages actifs.
Le Korat, protégé par la tradition thaïlandaise
Le Korat, originaire de la province thaïlandaise du même nom, porte une robe bleu argenté courte et des yeux vert émeraude. Traditionnellement offert par paire en Thaïlande comme porte bonheur pour un mariage, il n’a jamais fait l’objet d’un élevage de masse, ce qui explique sa rareté hors d’Asie plus qu’un défaut d’intérêt pour la race.
Pourquoi l’adoption d’une race rare demande plus de prudence
Un chaton d’une race confidentielle coûte en général davantage qu’un chaton d’une race répandue, du fait du faible nombre de reproducteurs disponibles et des frais d’importation quand aucun élevage n’existe en France. Les délais d’attente se comptent parfois en mois, voire en années pour certaines couleurs ou lignées. Un futur propriétaire gagne à vérifier que l’éleveur est affilié à une association reconnue, LOOF en France ou équivalent à l’étranger, et à demander les résultats des tests génétiques disponibles pour la race avant tout versement d’arrhes.
La rareté d’une race complique aussi son identification en cas de perte. Faire poser une puce électronique dès l’adoption, et vérifier que l’enregistrement figure bien dans le fichier national, réduit sensiblement le risque de vol ou de revente frauduleuse, un phénomène qui touche en priorité les races les plus recherchées et les moins courantes chez les vétérinaires de quartier.
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