Découvrez les races de chats les plus prisées en Belgique
Sommaire10 sections
- 01Le Maine Coon, loin devant
- 02Le British, deuxième toutes variantes confondues
- 03Le Sacré de Birmanie, troisième
- 04Le Ragdoll, quatrième
- 05Le Scottish Fold, cinquième malgré la controverse
- 06Le Chat des forêts norvégiennes, sixième
- 07Le Sphynx, sixième ex-aequo
- 08Le Bengal, huitième
- 09Le Siamois Moderne et l'Oriental Shorthair, à égalité
- 10Ce que révèle ce classement
En Belgique, le classement des races de chats se lit dans les enregistrements de pedigrees des associations félines, dont la Federation Internationale Féline reste la référence pour une bonne partie des éleveurs francophones et flamands. Voici les dix races qui reviennent le plus dans les foyers belges, avec ce qui explique leur place.
Le Maine Coon, loin devant
Le Maine Coon occupe la première place en Belgique, et de loin. Originaire de l'État du Maine aux États-Unis, ce chat impressionne par son gabarit : un mâle adulte pèse couramment entre 6 et 8 kg, contre 4 à 5,5 kg pour une femelle. Malgré cette taille, il s'adapte bien à l'appartement à condition d'avoir des arbres à chat solides et hauts. Son poil semi-long se noue peu et se brosse une à deux fois par semaine.
Le Maine Coon met plusieurs années à finir sa croissance, parfois jusqu'à quatre ans, contrairement à la majorité des races qui atteignent leur taille adulte avant deux ans. Un éleveur sérieux fait aussi dépister la cardiomyopathie hypertrophique, une maladie cardiaque héréditaire qui touche plusieurs grandes races, dont celle-ci, par échographie ou test ADN selon la mutation en cause.
Le British, deuxième toutes variantes confondues
Le British, qu'il soit Shorthair ou Longhair, arrive en deuxième position. Le Shorthair se distingue par son poil dense et court, planté droit, qui lui donne cette allure en peluche caractéristique. Le Longhair, parfois appelé Highlander selon les registres, en est la variante à poil mi-long. Les deux partagent un tempérament calme, peu démonstratif, qui convient à des personnes absentes la journée. Un point à surveiller : le British n'aime généralement pas être porté, et le forcer crée des tensions inutiles avec un chat par ailleurs facile.
Le British Longhair reste minoritaire face au Shorthair, la variante à poil court restant historiquement la plus recherchée depuis la reconnaissance de la race au dix-neuvième siècle. Certains éleveurs continuent d'ailleurs de considérer le Longhair comme une variante récente plutôt qu'une race à part entière, ce qui explique des règles d'enregistrement encore variables selon les fédérations.
Le Sacré de Birmanie, troisième
Le Sacré de Birmanie complète le podium. Reconnaissable à ses yeux bleus et à ses quatre pattes blanches appelées gantelets, ce chat au pelage soyeux ne feutre presque pas malgré sa longueur. Il est sociable avec les enfants et les chiens, communique volontiers par miaulements doux, et s'entend bien avec un second chat.
Le Ragdoll, quatrième
Le Ragdoll doit son nom à sa manière de se relâcher entièrement quand on le porte, comme une poupée de chiffon. Créé en Californie dans les années 1960, il est aujourd'hui très demandé en Belgique pour son calme et son attachement à ses propriétaires. Il convient bien aux personnes âgées ou aux foyers cherchant un chat peu actif, mais réclame de la compagnie et supporte mal d'être laissé seul trop longtemps.
Son pelage semi-long, plus fin que celui d'un Maine Coon, feutre facilement au niveau des aisselles et derrière les oreilles si on le néglige. Deux séances de brossage par semaine suffisent la plupart du temps, à condition de ne pas les sauter plusieurs semaines de suite.
Le Scottish Fold, cinquième malgré la controverse
Le Scottish Fold occupe la cinquième place grâce à ses oreilles repliées vers l'avant, très reconnaissables. Cette caractéristique vient d'une mutation du cartilage qui touche tout le squelette et peut provoquer une ostéochondrodysplasie, une maladie articulaire douloureuse. Plusieurs pays européens ont retiré la reconnaissance de la race pour cette raison. Un futur propriétaire devrait exiger de voir les deux parents et poser la question directement à l'éleveur.
Un Scottish Fold croisé avec un British Shorthair aux oreilles droites, une pratique recommandée par plusieurs standards, réduit le risque de forme grave chez les chatons, sans l'éliminer totalement chez ceux qui héritent malgré tout du gène des oreilles pliées.
Le Chat des forêts norvégiennes, sixième
À égalité de popularité avec le Sphynx, le Chat des forêts norvégiennes partage la sixième place. Ce grand chat au triple pelage résiste bien au froid grâce à son sous-poil dense, hérité de son adaptation aux hivers scandinaves. Bavard et affectueux, il apprécie l'accès à un extérieur sécurisé, mais s'adapte à l'appartement s'il dispose de points en hauteur. Sa mue est marquée deux fois par an, au printemps et à l'automne, périodes où le brossage doit devenir quasi quotidien pour limiter les poils morts dans la maison.
Le Sphynx, sixième ex-aequo
Le Sphynx partage donc cette sixième place. Son absence de poil ne le dispense pas d'entretien : sa peau produit du sébum qu'il faut retirer par un bain hebdomadaire, sous peine de comédons et d'irritations. Il craint le froid et vit mieux dans une maison bien chauffée, en compagnie constante, car c'est une race très attachée à l'humain.
Contrairement à une idée répandue, le Sphynx ne convient pas mieux aux personnes allergiques qu'un chat à poil : l'allergène en cause se trouve dans la salive et les sécrétions cutanées, pas dans le poil lui-même. Le contact direct avec sa peau nue peut même accentuer certaines réactions.
Le Bengal, huitième
Le Bengal doit son pelage tacheté à des croisements anciens avec le chat léopard d'Asie, une espèce sauvage. Les lignées commercialisées aujourd'hui sont issues de plusieurs générations de reproduction entre chats domestiques et ne présentent plus de trace de sang sauvage direct chez la majorité des sujets vendus, mais les générations les plus proches du croisement initial restent interdites à la vente dans plusieurs pays. C'est un chat énergique, qui aime l'eau, grimpe volontiers, et a besoin d'un espace stimulant pour ne pas s'ennuyer.
Contrairement à d'autres races à poil court, le Bengal apprécie l'eau et suit parfois son propriétaire jusque dans la salle de bain. Ce trait, hérité indirectement de son ancêtre sauvage, surprend souvent les nouveaux propriétaires qui s'attendaient à un chat comme les autres sur ce point précis.
Le Siamois Moderne et l'Oriental Shorthair, à égalité
Les deux dernières places du classement belge sont occupées à égalité par le Siamois Moderne et l'Oriental Shorthair, deux races proches partageant la même silhouette longiligne et le même caractère bavard. Le Siamois Moderne se distingue par sa robe colourpoint et ses yeux bleus, l'Oriental Shorthair par la variété de ses couleurs de robe. Tous deux exigent une présence quotidienne : laissés seuls trop souvent, ils développent de l'anxiété et peuvent devenir destructeurs.
Ce que révèle ce classement
Les foyers belges privilégient nettement les chats calmes et de grand gabarit, Maine Coon et British en tête, plutôt que les races athlétiques ou très vocales. Le Scottish Fold et le Bengal restent les deux exceptions à surveiller de près avant l'achat, l'un pour sa santé articulaire, l'autre pour la traçabilité de son origine.
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