Découvrez les races de chats les plus appréciées à travers le monde
Sommaire11 sections
- 01Le Maine Coon, en tête depuis des années aux États-Unis
- 02Le Ragdoll, une ascension récente
- 03Le Sacré de Birmanie, star française à l’export
- 04Le Siamois, entre version traditionnelle et moderne
- 05Le Persan, un classique qui recule
- 06Le Bengal, le seul qui aime nager
- 07Le Chartreux, calme et peu bavard
- 08Le Sphynx, populaire malgré une idée reçue
- 09L’Européen, discret dans les classements mais partout dans les foyers
- 10Le British Shorthair, dense et rond
- 11Le Norvégien, moins connu hors des pays nordiques
Le classement des races de chats change selon qu’on regarde les enregistrements américains de la Cat Fanciers’ Association, les inscriptions au LOOF en France ou les recherches sur les moteurs de recherche. Un chat peut dominer un continent et rester marginal sur un autre. Voici où en est réellement chaque race, sans se limiter au trio Maine Coon, Persan, Siamois qui revient systématiquement dans les listes toutes faites.
Le Maine Coon, en tête depuis des années aux États-Unis
Le Maine Coon occupe depuis longtemps le haut des classements de la Cat Fanciers’ Association. Race naturelle originaire du Maine, reconnue pour sa taille : les mâles adultes dépassent souvent 6 kilos, avec des individus qui approchent ou dépassent les 8 kilos une fois la croissance terminée, plus lente que chez la plupart des races puisqu’elle s’étale sur trois à quatre ans. Le pelage mi-long résiste bien à l’humidité, ce qui explique son goût pour l’eau, plus marqué que chez la majorité des chats. Sociable, il vit sans difficulté avec un chien ou un enfant.
Le Ragdoll, une ascension récente
Le Ragdoll a dépassé l’Exotic Shorthair et le Persan dans les classements américains ces dernières années. Développé aux États-Unis dans les années 1960, il doit son nom à la manière dont il se relâche complètement quand on le porte, comme une poupée de chiffon. Les yeux bleus et le patron colourpoint, hérité d’un ancêtre siamois, restent la signature de la race. Doux et peu vocal, il convient à un foyer avec enfants, à condition d’accepter un entretien du poil deux à trois fois par semaine.
Le Sacré de Birmanie, star française à l’export
Le Sacré de Birmanie, malgré son nom, est une race développée en France dans les années 1920. Le pelage mi-long, les yeux bleus et surtout les quatre gants blancs aux pattes en font l’une des races les plus reconnaissables. Affectueux et attaché à ses propriétaires, il s’adapte bien à la vie en appartement et apprend facilement des jeux simples, rapporter une balle par exemple, plus proche en cela d’un chien que la moyenne des chats.
Le Siamois, entre version traditionnelle et moderne
Le Siamois vient de Thaïlande, appelée Siam jusqu’en 1939. La version moderne, au corps longiligne et à la tête triangulaire, domine les expositions occidentales depuis les années 1950, tandis que le Siamois traditionnel, plus rond et plus proche du chat d’origine, garde ses adeptes en Asie du Sud-Est. Très vocal, il communique par une large gamme de miaulements et tisse un lien étroit avec un seul membre du foyer, souvent au détriment des autres.
Le Persan, un classique qui recule
Le Persan, longtemps numéro un des classements américains jusqu’au début des années 2000, a cédé sa place mais reste très demandé, en particulier au Moyen-Orient et en Asie. La face plate caractéristique de la version moderne pose des problèmes respiratoires et lacrymaux chez une partie des sujets, un point que les éleveurs sérieux discutent ouvertement avec les futurs propriétaires. Le pelage long demande un brossage quotidien, faute de quoi les nœuds s’installent en quelques jours.
Le Bengal, le seul qui aime nager
Le Bengal résulte du croisement entre un chat domestique et un chat léopard d’Asie (Prionailurus bengalensis), formalisé aux États-Unis dans les années 1980. Le pelage tacheté ou marbré rappelle celui d’un petit félin sauvage, tout comme son goût prononcé pour l’eau : nombre de propriétaires le retrouvent dans la baignoire ou près d’un robinet qui coule. Intelligent et actif, il s’ennuie vite dans un appartement sans jouets ni parcours en hauteur.
Le Chartreux, calme et peu bavard
Le Chartreux, race française parmi les plus anciennes reconnues, se distingue par sa robe gris bleu et ses yeux orange ou cuivre. Il miaule peu, préférant une sorte de chuintement pour se faire entendre. Le caractère posé et l’attachement discret à son foyer en font un chat facile à vivre, y compris avec des enfants, à condition de respecter son besoin de calme.
Le Sphynx, populaire malgré une idée reçue
Le Sphynx, race sans poil née au Canada dans les années 1960, attire par son allure atypique. Une idée reçue circule à son sujet : il ne serait pas allergène. En réalité, l’allergène responsable des réactions, la protéine Fel d 1, est produite par la peau et la salive, pas seulement par le poil, et le Sphynx en produit tout autant que les autres chats. Sa peau nue demande en revanche un bain régulier, faute de poil pour absorber le sébum, et une protection contre le froid et les coups de soleil.
L’Européen, discret dans les classements mais partout dans les foyers
L’Européen, cousin standardisé du chat de gouttière, ne figure quasiment jamais dans les palmarès des associations félines internationales, alors qu’il reste l’un des chats les plus présents dans les foyers français. Son patrimoine génétique large lui vaut une bonne santé générale, et il existe dans une variété de couleurs de robe qui rend chaque individu différent du voisin.
Le British Shorthair, dense et rond
Le British Shorthair, originaire du Royaume-Uni, se reconnaît à son corps trapu, sa tête ronde et son pelage court et dense au toucher. Indépendant, il tolère bien la solitude en journée, un atout pour les foyers qui travaillent à l’extérieur, mais apprécie un accès au jardin ou de grands espaces pour chasser à sa guise.
Le Norvégien, moins connu hors des pays nordiques
Le Norvégien, race naturelle des pays scandinaves, ressemble au Maine Coon par la taille et le pelage long, avec une sous-couche encore plus dense adaptée aux hivers froids. Très populaire en Norvège, en Suède et au Danemark, il reste moins présent en France que ses cousins nord-américains ou français.
Le classement mondial d’une race dépend surtout de la région où l’on regarde : le Maine Coon domine en Amérique du Nord, le Sacré de Birmanie garde une place forte en France, le Norvégien reste solidement ancré en Scandinavie. Un futur propriétaire gagne davantage à comparer le tempérament réel de la race avec son mode de vie qu’à suivre un classement établi à l’autre bout du monde.
Résumer cet article avec :
Partager :
