Les noms célèbres de chats dans la culture populaire
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Un chat célèbre l’est rarement pour la même raison qu’un autre : certains ont sauvé une vie, d’autres ont battu un record mesuré par un huissier, d’autres encore n’ont jamais existé hors du papier ou de l’écran. Voici les noms qui reviennent le plus souvent, classés par ce qui les a rendus célèbres, avec le contexte que les listes rapides oublient d’habitude.
Les chats de fiction devenus icônes
Félix le Chat, créé en 1919, compte parmi les tout premiers personnages de dessin animé à avoir eu son propre public, bien avant Mickey Mouse. Garfield, né sous la plume de Jim Davis en 1978, doit sa popularité à un comique de situation simple : la paresse assumée et la détestation des lundis. Tom, du duo Tom et Jerry créé en 1940, reste l’un des chats de cartoon les plus diffusés au monde, poursuivant sans relâche une souris qui lui échappe systématiquement.
Pattenrond (Crookshanks en anglais), le chat roux à demi kneazle d’Hermione Granger dans les romans Harry Potter, se distingue par son intelligence, capable de repérer un sorcier déguisé en rat. Salem, le chat noir doté de parole dans Sabrina, l’apprentie sorcière, joue les conseillers cyniques depuis les années 1990.
Les chats héros de la vie réelle
Bob, chat roux errant recueilli à Londres par James Bowen, un ancien sans-abri, a inspiré le livre Un chat des rues nommé Bob paru en 2012 et son adaptation au cinéma en 2016. Sa présence a aidé James Bowen à sortir de la rue et de la dépendance. Tara, chatte américaine, est devenue virale en 2014 après une vidéo la montrant repousser un chien qui attaquait le petit garçon de la famille dans une allée.
Scarlett, une chatte errante de Brooklyn, a fait la une de la presse américaine en 1996 en sortant un par un ses cinq chatons d’un immeuble en feu, malgré des brûlures aux yeux et aux pattes, avant de s’effondrer d’épuisement une fois le dernier mis en sécurité. Masha, une chatte russe, a été créditée en 2015 d’avoir gardé au chaud un nourrisson abandonné dans un immeuble d’Obninsk jusqu’à l’arrivée des secours.
Les vedettes nées sur Internet
Grumpy Cat, de son vrai nom Tardar Sauce, doit son expression permanente de mécontentement à une malformation légère de la mâchoire, pas à un caractère réellement grincheux. Son image a circulé à partir de 2012 et lui a valu des millions de recherches avant sa mort en 2019. Lil Bub, chatte américaine née avec une langue qui ne rentrait jamais complètement dans la bouche, une conséquence d’un nanisme félin, a servi de visage à des campagnes de collecte pour des refuges jusqu’à son décès la même année.
Maru, chat japonais filmé depuis 2007 en train de se glisser dans des cartons trop petits pour lui, cumule des centaines de millions de vues sur sa chaîne. Nala Cat, siamoise croisée avec un tabby, détient le record du plus grand nombre d’abonnés pour un compte Instagram appartenant à un chat. Smoothie, chatte au pelage clair et aux yeux dorés, s’est fait une place grâce à des photos très travaillées qui lui ont valu le surnom de « chat le plus photogénique du monde ».
Les détenteurs de records
Creme Puff, chatte texane née en 1967, détient le record Guinness du chat le plus âgé jamais recensé : 38 ans, presque le double de l’espérance de vie moyenne d’un chat d’intérieur. Stewie, un Maine Coon américain, a détenu le record du chat domestique le plus long jamais mesuré. Merlin, chat britannique, a battu le record du ronronnement le plus fort officiellement enregistré. Didga, chatte australienne sauvée d’un refuge, a été entraînée par son propriétaire à réaliser plus de vingt tours différents, du skateboard au saut à travers un cerceau.
Les chats de célébrités
Choupette, sacrée de Birmanie du créateur Karl Lagerfeld, disposait de sa propre gouvernante et d’un compte séparé pour ses revenus liés à des contrats publicitaires. Olivia Benson et Meredith Grey, deux Scottish Fold appartenant à la chanteuse Taylor Swift, doivent leurs noms à des personnages de séries policières et médicales américaines. Sushi, chatte de race Savannah appartenant au chanteur Justin Bieber, montre l’attrait que certaines célébrités portent aux races issues de croisements avec des félins sauvages.
Les chats du pouvoir
Tabby fut le premier chat connu à vivre à la Maison-Blanche, sous la présidence d’Abraham Lincoln au dix-neuvième siècle. Socks, chat noir et blanc de la famille Clinton dans les années 1990, reste l’un des chats présidentiels américains les plus documentés par la presse. India, chatte noire de George W. Bush, et Willow, chatte tigrée arrivée à la Maison-Blanche avec Joe Biden, complètent la liste côté américain.
Côté britannique, Larry occupe depuis 2011 le poste officieux de chef de la chasse aux souris du 10 Downing Street, une fonction transmise d’un chat à l’autre depuis des décennies et que la presse britannique suit avec un sérieux presque politique.
Les chats de l’histoire ancienne et de l’exploration
Belaud, chat du poète Joachim du Bellay au seizième siècle, a eu droit à un poème funèbre écrit à sa mort, l’un des premiers témoignages littéraires d’un tel attachement en France. Micetto, né au Vatican sous le pontificat de Léon XII, a ensuite vécu chez l’écrivain Chateaubriand à Paris. Trim, chat du navigateur britannique Matthew Flinders, a accompagné son maître lors du tour de l’Australie effectué entre 1801 et 1803, ce qui lui vaut une statue à Sydney.
D’autres histoires qui ont marqué durablement
Félicette, chatte parisienne, est devenue en 1963 le premier chat envoyé dans l’espace lors d’un vol suborbital français, une expérience qu’elle a en effet survécue. Unsinkable Sam, chat de marine, aurait navigué sur trois navires coulés pendant la Seconde Guerre mondiale sans y laisser la vie, une histoire largement reprise même si certains détails restent difficiles à vérifier près de quatre vingts ans plus tard. Orangey, chat roux hollywoodien, a joué dans plusieurs productions américaines des années 1950 et 1960, dont Diamants sur canapé. Tombili, chat errant d’Istanbul photographié affalé sur une marche en 2016, est devenu si populaire après sa mort que la ville lui a dédié une statue à l’endroit exact du cliché.
La liste ne s’arrête évidemment pas là : chaque pays compte ses propres chats devenus locaux avant de devenir mondiaux, souvent grâce à un simple réseau de voisinage avant que les réseaux sociaux ne fassent le reste. Le point commun de tous ces noms reste le même : une histoire précise, racontable en une phrase, qui a suffi à faire d’un chat ordinaire un nom que des inconnus reconnaissent encore des années plus tard.
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