Les noms de chats inspirés de la mythologie : des divinités félines à travers l'histoire
Sommaire7 sections
- 01Ce qui rend un nom mythologique facile à porter au quotidien
- 02Les divinités félines de l’Égypte ancienne
- 03Les divinités égyptiennes du ciel et des éléments
- 04Les gardiens égyptiens des morts et des vivants
- 05Les figures félines hors d’Égypte
- 06Les grands félins mythologiques des Amériques et d’Asie du Sud
- 07Choisir un nom selon le caractère observé, pas selon l’envie du premier jour
Bastet et Anubis reviennent dans presque toutes les listes de noms de chats mythologiques, au point de faire oublier qu’une dizaine d’autres traditions, égyptienne comprise, ont laissé des figures félines tout aussi solides. De l’Égypte ancienne à la Scandinavie viking en passant par le folklore celte et chinois, voici l’éventail complet, avec ce que chaque figure signifie réellement, pas seulement son nom.
Ce qui rend un nom mythologique facile à porter au quotidien
Un nom pêché dans la mythologie fonctionne mieux quand il tient en deux ou trois syllabes et se termine sur une voyelle nette : Isis, Bastet, Maât se prononcent d’un souffle, alors qu’un nom à rallonge comme Sekhmet se raccourcit vite en usage courant, « Seks » ou « Mety » selon les foyers. Le sens du nom compte aussi : associer son chat à une divinité de la guerre ou de la protection prend un relief différent selon que l’animal se montre effectivement combatif ou parfaitement placide.
Les divinités félines de l’Égypte ancienne
Le statut sacré du chat en Égypte ancienne, où le tuer accidentellement pouvait être puni de mort selon plusieurs textes de l’époque, a produit un vivier de noms particulièrement riche.
- Bastet, déesse à tête de chat du foyer, de la fertilité et de la protection contre les maladies, reste la référence la plus connue.
- Sekhmet, déesse guerrière à tête de lionne, évoque la force destructrice plutôt que la douceur : un nom qui va mieux à un chat dominant qu’à un chaton craintif.
- Mafdet, déesse plus ancienne que Bastet, protégeait le pharaon contre les serpents et les scorpions ; son nom, plus rare, évite l’écueil du prénom déjà porté par trois chats du quartier.
- Miysis, fils de Bastet représenté en lion, portait le titre de dieu de la guerre et du couteau, un nom qui convient à un chat au tempérament décidé.
Les divinités égyptiennes du ciel et des éléments
Horus, dieu du ciel à tête de faucon plutôt que de félin, garde une place dans les listes de noms mythologiques égyptiens pour sa sonorité courte et son statut de protecteur royal, idéal pour un chat mâle au port altier. Khépri, dieu du soleil levant représenté en scarabée, convient à un chat matinal, du genre à réclamer sa gamelle avant le lever du jour. Maât, déesse de l’équilibre et de la justice, va bien à une chatte au comportement stable, peu portée aux crises soudaines.
Les gardiens égyptiens des morts et des vivants
Anubis, dieu à tête de chacal chargé de la pesée des âmes, reste un choix classique pour un chat noir au regard sérieux. Isis, figure majeure du panthéon égyptien associée à la magie et à la maternité, convient à une chatte protectrice envers ses petits. Osiris, dieu de la résurrection et souverain du monde souterrain, va à un chat mâle qui règne sans partage sur son territoire.
Les figures félines hors d’Égypte
La mythologie égyptienne domine les listes habituelles, mais d’autres traditions comptent leurs propres figures liées au chat. En mythologie nordique, Freyja, déesse de l’amour et de la fertilité, se déplace selon la Prose Edda dans un char tiré par deux chats ; certaines sources plus tardives leur donnent les noms de Bygul et Trjegul, sans que cette attribution figure dans les textes les plus anciens.
Dans le folklore celte d’Écosse et d’Irlande, le Cat Sith désigne un grand chat noir à la tache blanche sur le poitrail, réputé pouvoir voler l’âme d’un défunt si un chat traversait le corps avant l’enterrement, ce qui explique la coutume ancienne de veiller les morts jour et nuit. En Chine, Li Shou apparaît dans des textes anciens comme une divinité liée aux récoltes et à la fertilité des champs, invoquée pour tenir les rongeurs éloignés des cultures, bien avant l’arrivée du chat domestique dans le pays.
Les grands félins mythologiques des Amériques et d’Asie du Sud
Le jaguar occupe en Mésoamérique une place proche de celle du lion en Égypte. Tepeyollotl, divinité aztèque des grottes et des tremblements de terre, prend la forme d’un jaguar dans les codex qui l’évoquent. Chez les Mayas, le mot Balam, qui signifie littéralement jaguar, désigne à la fois l’animal et une série de figures protectrices invoquées dans les récits fondateurs, un nom court qui se prête bien à un chat au tempérament sûr de lui.
En Inde, la déesse Durga chevauche selon les représentations un lion ou un tigre, monture qui symbolise la force mise au service du bien contre les forces destructrices. Le nom reste peu utilisé pour un chat domestique en dehors du sous continent indien, mais sa sonorité courte et sa signification, littéralement « celle qui est difficile à atteindre », en font une option sérieuse pour une chatte au caractère affirmé.
Choisir un nom selon le caractère observé, pas selon l’envie du premier jour
Un nom choisi avant l’arrivée du chaton, sur la seule base de sa sonorité, correspond rarement au tempérament qui se révèle ensuite. Un Sekhmet qui se montre craintif au moindre bruit, un Anubis qui dort dix-huit heures par jour sans jamais surveiller quoi que ce soit : la mythologie fournit des archétypes forts, mais le chat ne les reproduit pas de lui-même. Observer une à deux semaines avant de fixer le prénom définitif évite ce décalage.
La facilité de prononciation compte aussi dans la durée. Un nom que toute la famille, enfants compris, arrive à dire sans hésiter dès la première semaine s’impose plus vite qu’un nom techniquement plus fidèle à la mythologie mais difficile à articuler d’un cri, dans un jardin ou une cage d’escalier, quand le chat traîne trop loin à l’heure du repas.
Reste un dernier repère pratique : éviter un nom mythologique qui ressemble trop à un ordre du quotidien. Maât se confond facilement avec « mat » ou « va-t’en » selon l’accent régional, ce qui brouille l’apprentissage du chaton pendant ses premières semaines à la maison. Un test simple consiste à prononcer le nom retenu dans une phrase de rappel habituelle, avant de le considérer comme définitif.
Résumer cet article avec :
Partager :
