Découvrez les 10 races de chats les plus appréciées par les américains
Sommaire11 sections
- 01Combien de chats vivent aux États-Unis
- 02Le Ragdoll, en tête depuis plusieurs années
- 03L'Exotic Shorthair, le Persan sans l'entretien
- 04Le British Shorthair, calme et indépendant
- 05Le Persan, star historique en perte de vitesse relative
- 06Le Maine Coon, le colosse affectueux
- 07L'American Shorthair, l'ancien chat de ferme
- 08Le Devon Rex, silhouette d'elfe
- 09Le Scottish Fold et la question de ses oreilles
- 10Le Sphynx, sans poil mais pas sans entretien
- 11L'Abyssin, l'un des plus anciens chats de race
La Cat Fanciers' Association, la plus ancienne association féline des États-Unis, fondée en 1906, publie chaque année un classement des races selon le nombre de pedigrees enregistrés. Ce classement dit peu de choses sur les chats de gouttière, qui forment la grande majorité du cheptel félin américain, mais il dessine assez bien les goûts des foyers qui achètent un chat de race. Voici les dix races qui reviennent le plus souvent en tête de ce palmarès, et pourquoi elles y arrivent.
Combien de chats vivent aux États-Unis
Le pays compte entre 75 et 96 millions de chats domestiques selon les sources, répartis dans 30 à 45 millions de foyers. La fourchette est large parce que les études se contredisent sur la part de chats d'extérieur non recensés. Les refuges américains gèrent environ 1,6 million d'adoptions félines par an, un chiffre stable depuis plusieurs années.
Le Ragdoll, en tête depuis plusieurs années
Le Ragdoll domine le classement CFA depuis 2015. Créé en Californie dans les années 1960 par l'éleveuse Ann Baker, il doit son nom à sa tendance à se relâcher complètement dans les bras, comme une poupée de chiffon. Un adulte pèse entre 4,5 et 9 kg, avec un net écart entre mâles et femelles. Le Ragdoll tolère bien les enfants et les autres animaux, et miaule peu. Son pelage semi-long ne feutre presque pas, ce qui simplifie l'entretien par rapport à un Persan, et deux brossages hebdomadaires suffisent la plupart du temps.
La demande pour cette race dépasse largement l'offre chez certains éleveurs sérieux, ce qui pousse le prix d'un chaton avec pedigree bien au-delà de celui d'un chat de gouttière. Un acheteur pressé qui trouve un Ragdoll à un tarif anormalement bas devrait s'interroger sur l'origine réelle du chaton, plutôt que sur sa chance.
L'Exotic Shorthair, le Persan sans l'entretien
L'Exotic Shorthair reprend la morphologie du Persan avec un poil court, issu de croisements avec l'American Shorthair dans les années 1960. Son pelage se brosse en une fois par semaine contre un brossage quotidien pour son cousin à poil long, ce qui explique une bonne part de son succès américain. Comme le Persan, il porte parfois le gène responsable de la polykystose rénale, une maladie héréditaire dépistable par test ADN.
Un éleveur sérieux fait tester ses reproducteurs pour cette maladie avant toute portée et peut présenter les résultats à l'acheteur. Son absence de réponse claire sur ce point doit alerter, quelle que soit la beauté du chaton proposé.
Le British Shorthair, calme et indépendant
Race britannique reconnue dès le dix-neuvième siècle, le British Shorthair s'est solidement installé dans les foyers américains grâce à son tempérament placide. Il réclame peu d'attention, s'accommode de longues heures seul, et garde son gabarit trapu toute sa vie, un mâle adulte pouvant dépasser 7 kg.
Contrairement à une idée reçue, ce chat n'est pas paresseux : il chasse volontiers les jouets qu'on lui lance et apprécie les jeux de réflexion. Il se montre en revanche peu démonstratif, et un propriétaire habitué à un chat collant peut trouver sa réserve déroutante au début.
Le Persan, star historique en perte de vitesse relative
Longtemps numéro un du classement CFA, le Persan a cédé sa place dans les années 2010 face à des races moins contraignantes à entretenir. Originaire d'Iran, développé comme race de standard au Royaume-Uni, il exige un brossage quotidien pour éviter les nœuds, et un nettoyage régulier des yeux à cause de sa face plate. Cette morphologie brachycéphale expose certains sujets à des difficultés respiratoires, un point que les éleveurs sérieux discutent ouvertement avec les acheteurs.
Le Maine Coon, le colosse affectueux
Originaire de l'État du Maine, le Maine Coon est l'une des plus grandes races domestiques : un mâle atteint fréquemment 6 à 8 kg, parfois plus. Malgré ce gabarit, c'est un chat sociable, joueur, qui accepte bien les autres animaux et suit son propriétaire d'une pièce à l'autre. Sa fourrure semi-longue, plus fine sur le ventre, demande un brossage hebdomadaire.
Le Maine Coon met plusieurs années à atteindre sa taille adulte, parfois jusqu'à quatre ou cinq ans, contrairement à la plupart des races qui terminent leur croissance avant deux ans. Un chaton déjà imposant à un an continuera donc de prendre du volume, un point que les nouveaux propriétaires sous-estiment souvent.
L'American Shorthair, l'ancien chat de ferme
Descendant des chats amenés par les colons européens pour chasser les rongeurs, l'American Shorthair est une race solide au tempérament facile. Il s'entend avec les enfants, chasse volontiers, et vit en moyenne 15 à 20 ans, une longévité supérieure à celle de plusieurs races à la morphologie plus extrême.
Le Devon Rex, silhouette d'elfe
Apparu en 1960 dans le Devon anglais à partir d'une mutation spontanée, le Devon Rex se reconnaît à ses grandes oreilles, ses grands yeux et son poil court et ondulé. Il perd peu ses poils mais n'est pas hypoallergénique, contrairement à une idée répandue. Très actif, il grimpe partout et réclame une attention presque constante.
Sa peau fine et peu couverte le rend plus sensible au froid et aux coups de soleil que la moyenne des races à poil court. Un Devon Rex vivant dans une région froide profite d'un accès limité à l'extérieur et d'un couchage bien isolé.
Le Scottish Fold et la question de ses oreilles
Le Scottish Fold doit ses oreilles repliées vers l'avant à une mutation génétique qui affecte le cartilage dans tout le corps. Cette même mutation peut provoquer une ostéochondrodysplasie, une maladie articulaire douloureuse qui touche surtout les sujets issus de deux parents Fold. Plusieurs associations félines européennes ont cessé de reconnaître la race pour cette raison, alors que la CFA continue de l'enregistrer. C'est un point que tout acheteur potentiel devrait connaître avant de craquer sur la bouille du chaton.
Le Sphynx, sans poil mais pas sans entretien
Le Sphynx n'a pas de fourrure, mais sa peau sécrète du sébum qui doit être retiré par un bain hebdomadaire, faute de quoi elle devient grasse et sujette aux irritations. Il craint le froid et les coups de soleil, et vit mieux en intérieur strict. Très attaché à ses propriétaires, il supporte mal la solitude prolongée.
Beaucoup de futurs adoptants pensent, à tort, que le Sphynx convient aux personnes allergiques parce qu'il n'a pas de poil. L'allergène responsable des réactions se trouve dans la salive et les sécrétions cutanées du chat, pas dans son poil : un Sphynx peut donc déclencher les mêmes symptômes qu'un chat couvert de fourrure, parfois davantage à cause du contact direct avec sa peau.
L'Abyssin, l'un des plus anciens chats de race
L'Abyssin ferme ce classement. Sa robe tiquetée, où chaque poil porte plusieurs bandes de couleur, lui donne un aspect proche du chat sauvage. Race vive et grimpeuse, il a besoin d'espace en hauteur et s'ennuie vite sans stimulation. Certaines lignées sont concernées par une atrophie rétinienne progressive, une maladie héréditaire de l'œil pour laquelle un test ADN existe.
Ce que ces dix races ont en commun dépasse leur popularité : la plupart tolèrent bien la vie en intérieur, s'entendent avec les enfants et les autres animaux, et demandent un entretien qui reste supportable pour un foyer actif. Les exceptions, Persan et Sphynx en tête, montrent que la popularité n'efface jamais les contraintes réelles d'une race.
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