Découvrez les 10 races de chat les plus appréciées au Royaume-Uni
Sommaire10 sections
- 01Le British Shorthair, chat national
- 02Le Ragdoll, deuxième place
- 03Le Maine Coon, en forte progression
- 04Le Siamois, la fidélité bruyante
- 05Le Burmese, sociable et athlétique
- 06Le Persan, en recul mais fidèle à son public
- 07L'Oriental Shorthair, cousin exigeant du Siamois
- 08Le Sacré de Birmanie, l'équilibre entre deux tempéraments
- 09Le Bleu Russe, discret et loyal
- 10L'Exotic Shorthair, le Persan version pratique
Le Royaume-Uni est le berceau de plusieurs races parmi les plus répandues au monde, à commencer par le British Shorthair. Le classement des naissances enregistrées par la Governing Council of the Cat Fancy, l'organisme britannique de référence, montre des goûts assez proches de ceux du reste de l'Europe, avec quelques particularités locales. Voici les dix races qui dominent les foyers britanniques.
Le British Shorthair, chat national
Le British Shorthair reste, sans surprise, la race la plus enregistrée au Royaume-Uni : elle serait à l'origine d'environ un tiers des inscriptions félines de race dans le pays. Ce chat au corps trapu, au pelage dense et aux yeux ronds et expressifs, descend des chats de rue britanniques croisés avec des Persans au dix-neuvième siècle pour fixer le type. Il apprend facilement quelques tours, cohabite bien avec d'autres animaux, et se montre sociable sans être collant.
Sa bonne santé générale et son entretien limité, un brossage hebdomadaire suffit la plupart du temps, expliquent en grande partie sa domination continue depuis des décennies. C'est un chat qui vit bien dans un appartement londonien comme dans une maison de campagne, ce qui élargit son public bien au-delà d'un profil de foyer type.
Le Ragdoll, deuxième place
Le Ragdoll occupe la deuxième position. Ce chat se relâche complètement quand on le porte, un trait comportemental qui lui a donné son nom, littéralement « poupée de chiffon » en anglais. Créé en Californie dans les années 1960, il s'est très bien implanté au Royaume-Uni grâce à sa tolérance aux enfants, aux autres animaux, et à la vie en appartement.
Son pelage semi-long feutre peu, mais deux brossages par semaine restent nécessaires pour éviter les nœuds derrière les oreilles et sous les pattes. Un Ragdoll ne développe son caractère adulte, calme et attaché, que vers deux ou trois ans : un chaton encore joueur et vif n'annonce pas un tempérament différent, il grandit simplement.
Le Maine Coon, en forte progression
Le Maine Coon complète le podium britannique, porté par une progression continue de ses enregistrements depuis une dizaine d'années. Ce grand chat originaire du nord-est des États-Unis pèse couramment 6 à 8 kg chez le mâle. Son surnom de « chien des chats » vient de sa tendance à suivre son propriétaire dans la maison et à rapporter des objets qu'on lui lance. Sa croissance est lente : il continue de prendre du volume jusqu'à trois ou quatre ans, bien après l'âge où la plupart des races ont fini de grandir.
Le Siamois, la fidélité bruyante
Le Siamois, originaire de Thaïlande, reste très demandé en Grande-Bretagne malgré son caractère exigeant. Il suit son propriétaire d'une pièce à l'autre, miaule beaucoup pour communiquer, et supporte mal d'être laissé seul de longues journées. C'est un chat pour foyers présents, pas pour un logement vide du matin au soir.
Le Siamois moderne, à la silhouette très longiligne, se distingue du Siamois traditionnel dit « thaï », plus trapu et proche du type ancien de la race. Les deux cohabitent dans les registres britanniques, avec des standards de jugement distincts selon les associations.
Le Burmese, sociable et athlétique
Le Burmese, également originaire d'Asie du Sud-Est, séduit par son extraversion. Intelligent, il apprend vite, joue avec les enfants sans agressivité, et reste proche de sa famille toute la journée. Sa musculature compacte le distingue du Siamois, plus longiligne. Son pelage court et ras ne demande presque aucun entretien, un brossage occasionnel suffit à retirer les poils morts.
Le Persan, en recul mais fidèle à son public
Le Persan voit ses enregistrements reculer depuis plusieurs années au Royaume-Uni, une tendance observée dans la plupart des pays occidentaux. Son pelage long exige un brossage quotidien pour éviter les nœuds, et sa face plate impose une hygiène régulière des yeux. Il reste néanmoins un choix apprécié des personnes qui recherchent un chat calme et casanier, notamment les personnes âgées.
L'Oriental Shorthair, cousin exigeant du Siamois
L'Oriental Shorthair partage la silhouette longiligne et le tempérament collant du Siamois, mais se décline dans une large variété de couleurs de robe. Il a besoin d'une présence quotidienne et de jouets qui l'occupent, faute de quoi il peut devenir destructeur par ennui.
Son pelage ras et sa faible masse graisseuse le rendent frileux : un Oriental Shorthair vivant dans une maison fraîche en hiver cherche activement les sources de chaleur, radiateur, plaid ou genoux du propriétaire.
Le Sacré de Birmanie, l'équilibre entre deux tempéraments
Le Sacré de Birmanie combine des traits du Siamois et du Persan sans en reprendre les excès : câlin sans être envahissant, calme sans être amorphe. Sa popularité recule légèrement au Royaume-Uni, mais il conserve une base d'admirateurs fidèles, séduits par ses yeux bleus et ses pattes gantées de blanc.
Le tracé des gantelets blancs sur les quatre pattes fait partie des points les plus scrutés lors des expositions félines : un gantelet asymétrique ou trop remontant écarte un chat par ailleurs très réussi des concours, sans que cela affecte sa santé ni son caractère.
Le Bleu Russe, discret et loyal
Le Bleu Russe se reconnaît à son pelage gris bleuté et à ses yeux verts. C'est un chat réservé, parfois méfiant envers les inconnus, qui a besoin de temps pour s'attacher. Une fois ce lien créé, il devient très proche de son foyer et supporte bien la solitude en journée, contrairement au Siamois ou à l'Oriental.
Sa double fourrure dense, un peu semblable à celle du Chartreux français, ne nécessite qu'un brossage hebdomadaire. C'est l'une des races à poil court les plus faciles à vivre au quotidien pour un foyer qui travaille toute la journée hors de la maison.
L'Exotic Shorthair, le Persan version pratique
L'Exotic Shorthair ferme ce classement. Il reprend la morphologie du Persan avec un pelage court qui se brosse une fois par semaine au lieu d'un entretien quotidien. Ce compromis entre l'apparence recherchée et un entretien réduit explique une bonne partie de son succès auprès des foyers britanniques qui manquent de temps. Comme le Persan, il peut porter le gène de la polykystose rénale, une maladie héréditaire qui se dépiste par test ADN chez les reproducteurs.
Le point commun entre ces dix races n'est pas leur origine, très variée, mais leur tolérance à la vie en intérieur et leur capacité à cohabiter avec d'autres animaux. Les exceptions à surveiller restent le Siamois et l'Oriental Shorthair, deux races qui réclament une présence quasi constante pour s'épanouir.
Un dernier point mérite d'être signalé avant tout achat : la Governing Council of the Cat Fancy exige des tests génétiques précis pour certaines races à risque avant l'enregistrement d'une portée, mais ces exigences varient d'une association à l'autre au Royaume-Uni. Demander les certificats de dépistage des deux parents reste le seul moyen fiable de vérifier qu'un élevage respecte ces standards, quelle que soit la race choisie dans ce classement.
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