Noms de chat inspirés des personnages Disney
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Un chat apprend son prénom comme il apprend le bruit de l’ouvre-boîte : par répétition, et il retient mieux les sons courts qui finissent sur une voyelle nette, un « a », un « i » ou un « o ». C’est justement la manière dont sonnent la plupart des noms de chats chez Disney : Simba, Nala, Marie, Dinah, Figaro. Deux syllabes, une attaque claire, une fin qui porte. De quoi puiser une liste sérieuse pour son propre chat, sans se limiter aux trois ou quatre noms qui reviennent partout.
Les chats mâles de l’univers Disney
Figaro, le chaton noir et blanc de Gepetto dans Pinocchio (1940), reste un classique pour un chat espiègle qui renverse tout sur son passage. Lucifer, le chat de la belle-mère dans Cendrillon (1950), convient à un chat au caractère bien trempé, celui qui garde son territoire avec sérieux. Berlioz, le chaton gris aux yeux bleus des Aristochats (1970), joue du piano dans le film : un nom adapté à un chat calme qui aime observer avant d’agir.
Le même film fournit d’autres pistes moins citées. Thomas O’Malley, le chat de gouttière qui escorte la famille Duchesse jusqu’à Paris, se prête à un diminutif court, « Tom » ou « Malley ». Toulouse, le chaton roux qui se rêve chat de gouttière, convient à un chat curieux. Le groupe de jazz du film compte aussi des musiciens moins connus, Peppo, Hit Cat et Shun Gon, des noms rares qui évitent l’écueil du prénom déjà porté par le chat du voisin.
Chafouin, mieux connu sous le nom de Chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles (1951), fonctionne pour un chat au regard un peu fixe, du genre à apparaître sans bruit derrière une porte. Oliver, le chaton roux orphelin d’Oliver et Compagnie (1988), convient à un chat qui a grandi dans la rue avant d’être adopté. Rufus, le vieux chat gris des Aventures de Bernard et Bianca (1977), va bien à un chat âgé, posé, peu impressionnable.
Les chattes de l’univers Disney
Dinah, la petite chatte rousse au ruban rose d’Alice au pays des merveilles, reste l’un des noms féminins les plus donnés du corpus Disney. Duchesse, la chatte blanche mère de trois chatons dans Les Aristochats, convient à une femelle protectrice. Marie, sa fille, la chatonne blanche coquette, va à une chatte qui prend soin de son pelage.
Mitaine, la chatte errante de New York dans Volt, star malgré lui (2008), s’appelle en version originale Mittens : les deux noms fonctionnent, avec une préférence pour Mitaine si l’on veut un prénom qui se prononce bien en français. Sassy, la chatte persane un peu snob du Voyage vers la vallée perdue (1993, distribution Disney), convient à une chatte qui a du caractère et le fait savoir. Nala, la lionne du Roi Lion, se transpose sans problème sur un chat domestique roux ou fauve.
Les grands félins de Disney, pour un chat au tempérament affirmé
Simba, le lionceau du Roi Lion (1994), et Nala déjà cités, restent des valeurs sûres pour un chat au caractère affirmé. Bagheera, la panthère noire du Livre de la Jungle (1967), convient à un chat noir élégant et discret. Shere Khan, le tigre du même film, fonctionne pour un chat imposant, même si le nom complet reste long à l’usage quotidien, on lui préfère souvent « Khan » tout court.
Rajah, le tigre d’Aladdin (1992), convient à un chat protecteur envers les enfants de la maison. Kiara, la fille de Simba dans Le Roi Lion 2 (1998), et Mufasa, le père de Simba, complètent la liste pour qui cherche un nom à la fois grave et facile à appeler dans un jardin.
Prénoms tirés des séries et des films moins connus
Tigrou, le personnage bondissant de Winnie l’Ourson, va à un chat qui ne tient jamais en place. Pat Hibulaire, apparu dans les Alice Comedies des débuts du studio, convient à un chat noir au tempérament de fouineur. Deux titres moins cités élargissent la liste : That Darn Cat! (1965), avec le chat tigré D.C., et Le Chat qui venait de l’espace (1978), avec Jake, un chat siamois dont le nom scientifique dans le film, Zunar J 5/9 Doric 4 7, ne convient évidemment à personne au quotidien.
Pourquoi un nom fonctionne mieux qu’un autre à l’appel
Le chat entend surtout la fréquence et le rythme d’un mot, pas son sens. Un prénom qui se termine sur une voyelle aiguë, « i », « a », porte davantage dans une pièce ou un jardin qu’un mot qui se termine sur une consonne sourde. C’est une des raisons pour lesquelles Nala, Marie, Dinah ou Mitaine restent faciles à utiliser au quotidien, alors qu’un nom comme Shere Khan demande d’être raccourci dès les premières semaines.
L’origine du nom compte aussi pour l’humain qui le prononce cent fois par jour. Un prénom associé à un personnage précis, avec une histoire et un trait de caractère identifiable, reste plus facile à assumer devant des invités qu’un nom inventé sans référence. Dire « il s’appelle Figaro, comme le chat de Gepetto » raconte quelque chose, alors qu’un nom purement esthétique n’ouvre aucune conversation.
Adapter le nom au pelage et au caractère réel du chat
Un nom choisi sur un coup de cœur avant l’arrivée du chaton correspond rarement à ce que révèle le chat une fois installé. Un Bagheera qui se révèle craintif plutôt que protecteur, un Chafouin qui dort toute la journée au lieu de rôder, ce n’est pas rare. Certains propriétaires attendent une semaine ou deux avant de fixer le prénom définitif, le temps d’observer le pelage, la couleur des yeux et les premières habitudes.
Reste un dernier point pratique : deux chats de la même portée ou du même foyer gagnent à porter des noms qui ne se ressemblent pas phonétiquement. Marie et Maru, ou Dinah et Nala, se confondent facilement à l’oreille d’un chat qui répond avant tout au son, pas à l’orthographe du prénom qu’on lui a donné.
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