Découvrez les 10 races de chats préférées des Canadiens au Canada
Sommaire10 sections
- 01L'Exotic Shorthair, une popularité qui surprend
- 02Le Maine Coon, le colosse affectueux
- 03Le Persan, toujours demandé
- 04Le Sphynx, l'exception sans poil
- 05Le British Shorthair, calme et patient
- 06Le Devon Rex, attaché à sa famille
- 07Le Scottish Fold, une popularité à nuancer
- 08L'Oriental Shorthair, sensible au froid
- 09Le Burmese, compact et joueur
- 10L'Himalayen, le Persan colourpoint
Le Canada compte environ 8 millions de chats domestiques pour 38 millions d'habitants, un ratio plus faible que dans plusieurs pays européens. Les chats de race y restent minoritaires, mais certaines races se distinguent nettement dans les registres de naissance des associations félines canadiennes. Voici les dix races les plus enregistrées au pays, et ce qui explique leur présence dans ce classement.
L'Exotic Shorthair, une popularité qui surprend
L'Exotic Shorthair arrive en tête des naissances enregistrées au Canada, une position qu'il n'occupe pas dans la plupart des pays européens où il reste discret. Ce chat reprend la morphologie du Persan avec un pelage court, plus facile à entretenir : un brossage hebdomadaire suffit, contre un entretien quotidien pour son cousin à poil long. Calme et casanier, il supporte mal d'être laissé seul de longues heures.
Comme le Persan dont il descend directement, l'Exotic Shorthair peut porter le gène de la polykystose rénale, une maladie héréditaire des reins dépistable par test ADN chez les reproducteurs. Un éleveur qui refuse de communiquer les résultats de ce test sur ses chatons ne mérite pas la confiance de l'acheteur.
Le Maine Coon, le colosse affectueux
Le Maine Coon occupe la deuxième place. Originaire du Maine, aux États-Unis, juste de l'autre côté de la frontière, il n'est pas surprenant qu'il séjourne aussi bien dans les foyers canadiens. Un mâle adulte pèse couramment 6 à 8 kg. Malgré ce gabarit, c'est un chat sociable qui accepte bien les enfants, les chiens et les autres chats. Sa croissance se termine tard, souvent vers trois ou quatre ans, un chaton d'un an est donc encore loin de son gabarit final.
Le Persan, toujours demandé
Le Persan complète le podium canadien. Reconnaissable à sa fourrure longue et soyeuse et à son nez très écrasé, il reste un chat casanier qui apprécie la vie en appartement mais déteste rester seul. Son entretien quotidien, brossage et nettoyage des yeux compris, décourage certains propriétaires, ce qui explique en partie pourquoi l'Exotic Shorthair le dépasse désormais. Sa face plate, trait recherché par le standard, expose certains sujets à un larmoiement chronique qui tache le pelage sous les yeux si on ne le nettoie pas régulièrement.
Le Sphynx, l'exception sans poil
Le Sphynx figure en bonne place au Canada, pays où il a d'ailleurs été développé à partir d'un chaton né sans poil à Toronto en 1966. Son absence de fourrure ne dispense pas d'entretien : la peau produit du sébum qu'il faut retirer par un bain hebdomadaire. Il craint le froid, ce qui n'est pas un détail mineur sous le climat canadien, et vit mieux en intérieur chauffé toute l'année.
Beaucoup de futurs propriétaires croient que le Sphynx évite les allergies. C'est faux : l'allergène responsable se trouve dans la salive et les sécrétions cutanées, pas dans un poil qu'il n'a de toute façon pas. Une personne allergique devrait toujours passer du temps avec un Sphynx adulte avant d'en adopter un, plutôt que de se fier à cette idée reçue.
Le British Shorthair, calme et patient
Le British Shorthair complète le top 5. Son pelage gris bleuté et ses yeux orange ou cuivrés en font un chat facilement reconnaissable. Fidèle et patient, il apprécie les jeux qui sollicitent sa réflexion, comme les distributeurs de croquettes à énigmes, davantage que la course effrénée derrière une plume. Son pelage court et dense ne demande qu'un brossage hebdomadaire, un atout de plus pour un foyer occupé.
Le Devon Rex, attaché à sa famille
Le Devon Rex occupe la sixième place au Canada, alors qu'il reste peu connu dans plusieurs autres pays. Son poil ondulé et ses grandes oreilles lui donnent une allure d'elfe reconnaissable entre toutes. Très attaché à son foyer, il ne supporte pas bien la solitude et cherche la compagnie humaine en permanence. Sa peau fine, peu couverte, le rend aussi sensible au froid que le Sphynx, un point commun rarement mentionné entre ces deux races par ailleurs très différentes d'aspect.
Le Scottish Fold, une popularité à nuancer
Le Scottish Fold arrive en septième position, porté par ses oreilles repliées très photogéniques. Cette caractéristique vient d'une mutation du cartilage qui touche l'ensemble du squelette et peut provoquer une ostéochondrodysplasie, une maladie articulaire douloureuse et évolutive. C'est un point que les futurs propriétaires devraient aborder directement avec l'éleveur avant tout achat, indépendamment de l'affection réelle que cette race sait donner.
L'Oriental Shorthair, sensible au froid
L'Oriental Shorthair, né du croisement entre races asiatiques, occupe la huitième place. Sa silhouette fine et son pelage ras le rendent sensible au froid, un vrai sujet dans un pays où les hivers sont rudes. Sociable et bavard, il a besoin d'une présence humaine constante pour s'épanouir. Laissé seul trop souvent, il exprime son mécontentement par des miaulements insistants, parfois tôt le matin, ce qui surprend les propriétaires qui découvrent la race pour la première fois.
Le Burmese, compact et joueur
Le Burmese américain occupe la neuvième place. Plus trapu et à la tête plus ronde que son cousin britannique, ce chat compact reste joueur toute sa vie et convient bien aux familles avec enfants, à condition de lui offrir suffisamment de stimulation. Son pelage court et brillant ne demande qu'un entretien minimal, un brossage occasionnel suffit à garder son lustre caractéristique.
L'Himalayen, le Persan colourpoint
L'Himalayen ferme ce classement. Issu de croisements entre Persan et Siamois pour obtenir la robe colourpoint sur un corps de Persan, il en a hérité le pelage long et l'entretien exigeant, mais se montre un peu plus sociable et joueur que le Persan classique. Certaines fédérations félines le considèrent comme une variété du Persan plutôt qu'une race indépendante, ce qui explique des écarts d'enregistrement selon les registres consultés.
Cette diversité canadienne s'explique en partie par des vagues d'immigration successives, chaque communauté ayant importé ses races favorites, et par un climat qui favorise nettement les races à privilégier en intérieur strict comme le Sphynx ou l'Oriental Shorthair. Le point commun de ce classement reste la tolérance au confinement hivernal, une contrainte que peu d'autres pays imposent aussi fortement à leurs chats.
Avant d'adopter l'une de ces dix races, mieux vaut donc évaluer d'abord sa résistance au froid et sa tolérance à la solitude, deux critères qui comptent davantage au Canada que dans un pays au climat plus tempéré. Le choix de la race ne devrait jamais reposer uniquement sur son apparence ou sa place dans un classement.
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