Découvrez 10 races de chats issues de l'héritage sauvage

Découvrez 10 races de chats issues de l'héritage sauvage
Sommaire10 sections
  1. 01Le Savannah, né d'un serval
  2. 02Le Bengal, héritier du chat léopard d'Asie
  3. 03Le Chausie, croisé avec un chat des marais
  4. 04Le Sibérien, chasseur du Grand Nord russe
  5. 05Le Safari, rareté née d'un chat de Geoffroy
  6. 06Le Sokoké, venu des forêts du Kenya
  7. 07L'Européen, cousin lointain du chat ganté
  8. 08Le Pixie Bob, censé descendre du lynx roux
  9. 09Le Norvégien, chasseur des fermes scandinaves
  10. 10Le Ceylan, chat de l'île du Sri Lanka

Dix races de chats gardent aujourd'hui une trace directe d'un ancêtre sauvage, parfois vieille de quelques décennies seulement. Certaines sont nées d'un croisement volontaire avec un félin sauvage, comme le Savannah ou le Safari. D'autres ont simplement conservé, au fil des siècles, la robe ou l'instinct de chasseur d'un cousin resté à l'état sauvage. Voici ce qui les distingue vraiment, race par race.

Le Savannah, né d'un serval

Le Savannah résulte du croisement entre un serval mâle, félin africain haut sur pattes qui pèse entre 9 et 18 kg à l'âge adulte, et une chatte domestique, souvent un Bengal ou un Oriental. Le taux de sang sauvage se mesure en générations : un F1 (premier croisement) porte jusqu'à la moitié de sang de serval, un F5 beaucoup moins. La TICA a reconnu la race en 2001 et lui a accordé le statut de championnat en 2012.

Le Savannah grimpe, saute par-dessus les meubles et certains individus entrent volontiers dans l'eau, un comportement rare chez le chat domestique. Un F1 ou un F2 demande un enclos extérieur sécurisé : ce n'est pas un chat d'appartement classique.

Le Bengal, héritier du chat léopard d'Asie

Le Bengal descend du chat léopard d'Asie, un petit félin sauvage d'Asie du Sud-Est, croisé avec des chats domestiques à partir des années 1970 aux États-Unis. La TICA lui a accordé le statut de championnat en 1991. Sa robe tachetée ou marbrée, parfois brillante, reste la caractéristique la plus recherchée par les éleveurs.

Le Bengal né de plusieurs générations d'ancêtres domestiques (F4 et au-delà) est un chat de compagnie à part entière. Il reste vif, grimpe volontiers en hauteur, et certains individus jouent avec l'eau du robinet sans crainte.

Le Chausie, croisé avec un chat des marais

Le Chausie naît du croisement entre le chat des marais, présent en Égypte et en Asie du Sud, et des chats domestiques comme l'Abyssin. La race, développée aux États-Unis à partir des années 1990, a obtenu le statut de championnat auprès de la TICA en 2013. C'est un grand chat, dont les mâles dépassent souvent 6 kg.

Certains Chausies présentent une sensibilité digestive au gluten, un trait rapporté par plusieurs éleveurs sans qu'il touche l'ensemble de la race. Ce chat a besoin d'espace pour se dépenser : un couloir d'appartement ne lui suffit pas longtemps.

Le Sibérien, chasseur du Grand Nord russe

Le Sibérien est une race naturelle, apparue sans intervention humaine dans les forêts de l'Oural et de Sibérie centrale. Sa triple fourrure, faite d'un duvet, d'un poil de garde et d'un sous-poil, le protège de froids extrêmes. Reconnu officiellement en Russie dans les années 1980, il n'est arrivé en Europe de l'Ouest que dans les années 1990.

Contrairement à d'autres chats à poil long, son pelage semi-long feutre peu : un brossage hebdomadaire suffit la plupart du temps, deux en période de mue.

Le Safari, rareté née d'un chat de Geoffroy

Le Safari vient du croisement entre un chat domestique et le chat de Geoffroy, petit félin sauvage d'Amérique du Sud. La fertilité des mâles issus de ce croisement est très faible, ce qui explique pourquoi la race compte aujourd'hui seulement quelques dizaines d'individus dans le monde. Quand un éleveur en propose un, le prix dépasse largement celui d'une race répandue.

Le Safari n'est reconnu par aucune fédération féline majeure. Chercher ce chat, c'est accepter une attente longue et peu de garanties sanitaires, faute d'un standard officiel encadrant la sélection.

Le Sokoké, venu des forêts du Kenya

Le Sokoké vient de la forêt d'Arabuko-Sokoke, sur la côte kényane, où une population de chats à l'état sauvage vit encore aujourd'hui. Repéré dans les années 1970 puis introduit en Europe dans les années 1980, il porte une robe marbrée de brun et de noir qui rappelle celle d'un petit félin sauvage.

Ce chat a besoin de grimper et de sauter en hauteur toute la journée. En appartement, sans arbre à chat assez haut, il s'ennuie vite et peut le faire savoir bruyamment.

L'Européen, cousin lointain du chat ganté

Contrairement à une idée reçue, l'Européen, chat de gouttière à poil court reconnu par le LOOF, n'est pas un descendant direct du chat ganté d'Afrique du Nord, mais un parent éloigné : les deux partagent un ancêtre commun avec le chat sauvage européen. Introduit sur le continent selon plusieurs historiens dès l'Antiquité, il s'est répandu au fil des siècles sans sélection particulière.

Le LOOF le reconnaît comme race à part entière depuis 1980. C'est un chasseur né, qui garde souvent cet instinct même nourri exclusivement en intérieur.

Le Pixie Bob, censé descendre du lynx roux

Le Pixie Bob doit son nom à une légende d'accouplement entre un lynx roux et une chatte domestique, jamais confirmée génétiquement. La race a été fixée aux États-Unis dans les années 1980 à partir de chats trouvés dans l'État de Washington, présentant naturellement une queue courte et souvent une polydactylie, des doigts supplémentaires aux pattes.

Malgré son allure de petit lynx, tacheté et musclé, c'est un chat calme, plutôt casanier, réputé pour suivre son propriétaire de pièce en pièce.

Le Norvégien, chasseur des fermes scandinaves

Le Norvégien, chat des forêts norvégiennes, est une race naturelle très ancienne, présente dans les fermes scandinaves depuis des siècles, où il chassait les rongeurs. Sa triple fourrure imperméable et ses griffes puissantes, qui lui permettent de descendre d'un arbre tête la première, trahissent une adaptation directe à la vie extérieure.

Reconnu par la FIFé en 1977, il reste aujourd'hui un chat qui a besoin d'un accès régulier à l'extérieur pour s'épanouir pleinement.

Le Ceylan, chat de l'île du Sri Lanka

Le Ceylan vient du Sri Lanka, où il vivait déjà en liberté avant d'être sélectionné à partir des années 1980 par une éleveuse italienne. Sa robe tachetée et fine évoque celle d'un félin sauvage, sans qu'aucun ancêtre sauvage direct n'ait été identifié avec certitude. La race reste rare hors d'Italie.

Une curiosité rapportée par plusieurs propriétaires : le Ceylan apprécierait la pulpe de noix de coco, fruit très présent sur son île d'origine.

Ces dix races ont en commun un lien, direct ou supposé, avec un ancêtre sauvage. La sélection féline les a pourtant toutes ramenées vers un même point : un chat qui vit avec l'homme, mange dans une gamelle et dort sur un canapé. Le pelage tacheté ou l'instinct de chasseur restent visibles, la vie sauvage, elle, a disparu depuis longtemps.

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