Le chat LaPerm : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé
Sommaire10 sections
- 01Origine et reconnaissance officielle
- 02Morphologie et standard
- 03Trois façons de naître LaPerm
- 04LaPerm, Selkirk Rex, Devon Rex : ne pas confondre
- 05Caractère au quotidien
- 06Santé : une race jeune, des données encore limitées
- 07Entretien du pelage bouclé
- 08Alimentation
- 09Prix chez un éleveur
- 10Est-ce la race qu'il vous faut ?
Avec son pelage en boucles serrées, le LaPerm détonne dans le paysage des chats à poil long. Il reste rare en France, éclipsé par le Selkirk Rex ou le Devon Rex, ses cousins bouclés, alors que son histoire ne part ni d'un laboratoire ni d'un programme de croisement volontaire, mais d'une ferme de l'Oregon au début des années 1980.
Origine et reconnaissance officielle
Tout commence en 1982, sur l'exploitation de Linda Koehl. Dans une portée de six chatons naît Curly, un petit chat chauve au caractère étonnamment câlin. En grandissant, Curly développe un pelage bouclé et transmet naturellement cette particularité à sa descendance : la mutation est dominante, un seul parent porteur suffit pour donner des chatons bouclés. Linda Koehl remarque le phénomène et se lance dans un élevage sélectif, sans intervention humaine sur le patrimoine génétique de base.
La race obtient le statut de championnat auprès de la TICA en 2004, puis la reconnaissance de la FIFé en 2015. Le nom « LaPerm » fait référence à l'aspect permanenté du poil, pas à une origine française. En France, les portées LOOF restent peu nombreuses chaque année, ce qui explique la faible notoriété de la race auprès du grand public.
Morphologie et standard
Le LaPerm est un chat de taille moyenne au corps musclé et souple, plus lourd qu'il n'y paraît sous son pelage aéré. La fourrure fait illusion : sous les boucles, l'ossature reste fine et le port est athlétique. Le standard décrit une tête en triangle arrondi, des oreilles larges à leur base et bien poilues, des yeux en amande dont la couleur suit celle de la robe. La queue est touffue, en panache, et les pattes se terminent par des coussinets ronds.
Faute de cheptel important, il n'existe pas de fourchette de poids officielle largement diffusée. On se situe globalement dans la moyenne des chats domestiques de gabarit moyen : les femelles tournent autour de 2,5 à 3,5 kilos, les mâles un peu au-dessus, entre 3,5 et 5 kilos, avec des écarts individuels sensibles selon les lignées.
Trois façons de naître LaPerm
Toutes les couleurs et tous les motifs de robe sont acceptés au standard, sans restriction. Ce qui distingue vraiment la race, c'est la façon dont le pelage se met en place à la naissance. On distingue trois profils de chatons :
- BC, pour « born curled » : le chaton naît déjà bouclé, c'est le cas le plus fréquent dans les portées.
- BS, pour « born straight » : le poil est lisse à la naissance et bouclera parfois en grandissant.
- BB, pour « born bald » : le chaton naît quasiment sans poil et développe sa fourrure dans les semaines suivantes.
LaPerm, Selkirk Rex, Devon Rex : ne pas confondre
Trois races à poil bouclé se côtoient dans les catalogues d'éleveurs, et il arrive qu'on les confonde faute de repères clairs. Le Devon Rex a un poil ondulé très court et une ossature légère, presque gracile. Le Selkirk Rex présente des boucles plus lâches sur un corps massif, proche du British Shorthair dont il partage une partie du patrimoine génétique. Le LaPerm se distingue des deux par une origine génétique indépendante : sa mutation n'a aucun lien de parenté avec celles du Devon Rex ou du Selkirk Rex, ce qui en fait un cas isolé de bouclage spontané chez le chat domestique.
Caractère au quotidien
Le LaPerm cherche la présence humaine en continu. Il grimpe sur les genoux dès qu'un fauteuil se libère et suit son propriétaire de pièce en pièce plutôt que de rester seul dans un coin. Cette proximité ne l'empêche pas d'être actif : les jeunes sujets grimpent, sautent et explorent chaque recoin de la maison, parfois avec une énergie qui surprend pour un chat réputé câlin.
Il s'entend en général bien avec les enfants et les autres animaux, mais choisit souvent une personne de référence dans le foyer, celle vers qui il revient systématiquement le soir. La solitude prolongée lui pèse : un LaPerm livré à lui-même dix heures par jour, sans compagnie féline, montre des signes de mal-être plus vite que d'autres races indépendantes comme le Chartreux.
Les chatons se montrent particulièrement démonstratifs dans leurs premières semaines, une période où le contact humain quotidien compte pour la suite de leur sociabilisation. Un chaton manipulé dès le plus jeune âge, dans un élevage familial plutôt qu'en structure de grande taille, garde en général ce tempérament ouvert à l'âge adulte, y compris envers des visiteurs occasionnels.
Santé : une race jeune, des données encore limitées
Le LaPerm ne figure sur aucune liste connue de maladies héréditaires majeures propres à la race. Cela tient autant à sa bonne constitution qu'à la taille réduite de la population mondiale : avec peu de sujets recensés et peu de programmes de recherche dédiés, les statistiques de santé manquent de profondeur comparées à celles d'un Maine Coon ou d'un Persan.
Cette rareté a un revers : la base génétique fondatrice reste étroite. Les éleveurs sérieux surveillent la consanguinité et diversifient les lignées plutôt que de multiplier les accouplements entre sujets proches.
Entretien du pelage bouclé
Contrairement à un poil long classique, la boucle du LaPerm ne s'emmêle pas facilement : la structure du poil limite la formation de nœuds. Un brossage hebdomadaire suffit en dehors des mues de printemps et d'automne, où deux passages par semaine évitent l'accumulation de poils morts. Il faut éviter de brosser trop souvent au risque de casser les boucles et d'aplatir la texture qui fait tout l'intérêt de la race.
Les oreilles, plus poilues que la moyenne, méritent une inspection régulière, tout comme les yeux et les dents, sans que cela relève d'une fragilité particulière de la race.
Alimentation
Le LaPerm n'a pas de besoin nutritionnel spécifique documenté. Une alimentation équilibrée, riche en protéines animales de bonne qualité, couvre ses besoins comme pour la majorité des chats de gabarit moyen. Mieux vaut écarter les recettes chargées en céréales bas de gamme, en sous-produits de viande ou en sucres ajoutés.
Certains propriétaires associent croquettes et pâtée, d'autres se tournent vers le BARF, une alimentation crue qui demande une vraie connaissance des apports nutritionnels du chat avant de s'y lancer, faute de quoi les carences guettent.
Prix chez un éleveur
La rareté des portées LOOF en France pèse sur les tarifs. Un chaton LaPerm se négocie le plus souvent entre 900 et 1 400 euros chez un éleveur déclaré, selon la lignée, la couleur et la région. Les prix planchers, en dessous de cette fourchette, méritent une vérification poussée du sérieux de l'éleveur et de l'inscription au LOOF.
Est-ce la race qu'il vous faut ?
Le LaPerm convient à quelqu'un de présent, capable de consacrer du temps au jeu et au contact physique chaque jour. Un emploi du temps chargé, des absences longues et répétées, ou l'envie d'un chat indépendant orientent plutôt vers une autre race. Bien tenu, un LaPerm vit en général entre 12 et 16 ans, une longévité correcte pour un chat de gabarit moyen dont le patrimoine génétique reste, malgré tout, à surveiller de près génération après génération.
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