10 races de chats aux yeux bleus

10 races de chats aux yeux bleus
Sommaire10 sections
  1. 01Le Siamois thaï
  2. 02L’Himalayen
  3. 03Le Ragdoll
  4. 04L’Ojos Azules
  5. 05Le Sacré de Birmanie
  6. 06Le Snowshoe
  7. 07Le Tonkinois
  8. 08Le Khao Manee
  9. 09Le Peterbald
  10. 10Le Turc de Van

Un chat aux yeux bleus n’a pas forcément le même gène que son voisin de la même couleur. Derrière ce regard, il y a au moins trois mécanismes génétiques différents, et selon celui qui est en cause, la santé de l’animal peut être concernée. Voici dix races où le bleu domine, avec ce qui les distingue vraiment les unes des autres.

Le Siamois thaï

Le Siamois porte le gène colourpoint : la même mutation qui rend les extrémités du corps (museau, oreilles, pattes, queue) plus foncées que le tronc bloque aussi la production de pigment dans l’iris. Résultat, un Siamois n’a jamais les yeux d’une autre couleur que le bleu. La race vient de Thaïlande, où elle vivait dans les temples et les maisons royales avant d’arriver en Europe à la fin du XIXe siècle. C’est un chat qui parle beaucoup, réclame de l’attention et s’attache à une personne en particulier plus qu’au foyer entier.

L’Himalayen

L’Himalayen est né du croisement entre un Persan et un Siamois, réalisé dans les années 1950 aux États-Unis et au Royaume-Uni pour obtenir la silhouette ronde du Persan avec la robe colourpoint du Siamois. Le LOOF le classe d’ailleurs comme une variété de Persan, couleur himalayenne, et non comme une race à part. Ses yeux sont systématiquement bleus, comme chez le Siamois dont il tient le gène. Le pelage long demande un brossage quotidien, sous peine de nœuds qui se forment en quelques jours.

Le Ragdoll

Le Ragdoll a été développé en Californie dans les années 1960 par une éleveuse du nom d’Ann Baker. Il doit son nom à sa tendance à se laisser complètement porter, comme une poupée de chiffon, quand on le prend dans les bras. Ses yeux restent bleus quelle que soit la couleur de sa robe, ce qui en fait l’un des rares cas où le gène des yeux bleus est indépendant du pelage. C’est un chat calme, qui pèse en général entre 4,5 et 9 kilos selon le sexe, l’écart entre mâles et femelles étant important dans cette race.

L’Ojos Azules

Repérée au Nouveau-Mexique en 1984, cette race porte un nom qui dit tout : « yeux bleus » en espagnol. Son originalité tient à un détail technique important, son gène des yeux bleus n’est lié ni au blanc ni au colourpoint, contrairement à toutes les autres races de cette liste. Le problème, c’est que les chatons homozygotes pour ce gène présentent souvent des malformations crâniennes et du squelette. Les rares éleveurs sérieux ne croisent donc jamais deux Ojos Azules entre eux. Aucune association féline majeure ne reconnaît la race à ce jour, et son avenir reste incertain.

Le Sacré de Birmanie

Le Birman se reconnaît à ses quatre pattes blanches, appelées gants, qui s’arrêtent net à mi-hauteur. Ses yeux bleus font partie du standard depuis la reconnaissance de la race en France dans les années 1920. Contrairement au Persan, son pelage semi-long ne feutre presque pas, un brossage deux fois par semaine suffit la plupart du temps. C’est un chat sociable qui supporte mal de rester seul toute la journée, un point à considérer avant de l’adopter si le foyer est vide huit heures d’affilée.

Le Snowshoe

Né à Philadelphie dans les années 1960 du croisement entre un Siamois et un American Shorthair, le Snowshoe porte des marques blanches sur les pattes et le museau qui ne se répètent jamais exactement de la même façon d’un individu à l’autre. C’est justement ce qui freine sa reconnaissance par les grandes fédérations, un standard précis est difficile à fixer sur un motif aussi variable. Ses yeux restent bleus toute sa vie. Le chat s’attache fortement à une personne et peut se montrer possessif envers elle.

Le Tonkinois

Issu du croisement entre Siamois et Burmese, le Tonkinois n’a pas exactement les yeux bleus, à proprement parler. Le standard décrit une couleur « aqua », un bleu-vert turquoise qui résulte du mélange entre le gène colourpoint du Siamois et l’absence de ce gène chez le Burmese. C’est une nuance à part, ni tout à fait bleue ni tout à fait verte. Le chat est vif, musclé, et apprécie particulièrement les jeux qui sollicitent son agilité.

Le Khao Manee

Originaire de Thaïlande, le Khao Manee est mentionné dans le Tamra Maew, un manuscrit thaïlandais consacré aux chats qui remonte à plusieurs siècles. Son pelage est entièrement blanc et ses yeux peuvent être bleus, dorés, ou vairons, un œil de chaque couleur. Cette dernière configuration est particulièrement recherchée en Thaïlande, où le chat est traditionnellement considéré comme porte-bonheur. La race reste rare en dehors de son pays d’origine.

Le Peterbald

Créé à Saint-Pétersbourg en 1994 à partir d’un croisement entre un Don Sphynx et un Oriental Shorthair, le Peterbald peut naître avec une peau totalement nue, un duvet, ou un pelage plus fourni qui s’éclaircit avec l’âge, cela varie d’un chaton à l’autre dans la même portée. Ses yeux ne sont pas systématiquement bleus, ils peuvent prendre toutes les teintes autorisées chez l’Oriental. Sa peau produit du sébum qui n’est plus absorbé par un pelage, un nettoyage régulier de la peau et des plis évite les irritations.

Le Turc de Van

Originaire de la région du lac de Van en Turquie, ce chat porte une robe blanche colorée uniquement sur la tête et la queue, une répartition si particulière qu’elle porte son nom, le « patron Van ». Contrairement à une idée reçue tenace, tous les Turcs de Van ne nagent pas volontiers, cette réputation vient d’observations locales sur une partie seulement de la population. Ses yeux peuvent être ambrés, bleus, ou vairons.

Ces dix races partagent une couleur d’yeux, mais rarement le même mécanisme génétique pour l’obtenir. Avant de choisir, mieux vaut se renseigner sur celui qui concerne la race visée : chez certaines, le bleu est un simple trait esthétique sans conséquence, chez d’autres, il est lié à des risques qu’un éleveur sérieux sait expliquer sans détour.

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