Le chat Ocicat : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé

Le chat Ocicat : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé
Sommaire9 sections
  1. 01Origine et reconnaissance officielle
  2. 02Morphologie et standard
  3. 03Robe et couleurs admises
  4. 04Caractère
  5. 05Alimentation
  6. 06Santé et maladies héréditaires
  7. 07Entretien au quotidien
  8. 08Compatibilité avec la vie de famille
  9. 09Prix chez un éleveur

L’Ocicat porte le nom d’un fauve qu’il n’a jamais côtoyé. Son pelage tacheté rappelle l’ocelot, mais sous cette allure de petit félin sauvage se cache un chat domestique au tempérament sociable, né par accident dans un élevage américain en 1964.

Origine et reconnaissance officielle

Tout part d’un croisement que Virginia Daly n’avait pas prévu. En voulant obtenir un chaton abyssin aux yeux bleus, elle croise un chat Abyssin avec un chat Siamois porteur du gène point. Le résultat ne ressemble à aucun des deux parents : un chaton tacheté, que sa fille surnomme Tonga. Le nom Ocicat vient de la contraction entre ocelot et cat.

La race aurait pu s’arrêter là si le généticien Clyde Keeler ne s’était pas intéressé au projet, y voyant une occasion de recréer, en version domestique, le physique d’un félin sauvage. Des croisements avec l’American Shorthair élargissent ensuite la palette de couleurs et renforcent l’ossature. La Cat Fanciers’ Association accorde la reconnaissance complète à la race en 1987 aux États Unis. La TICA la reconnaît également. En France, l’Ocicat reste une race confidentielle : peu d’éleveurs en élèvent, et les portées sont rares.

Morphologie et standard

L’Ocicat est un chat de taille moyenne à grande, musclé, à l’ossature solide. Les femelles pèsent en général entre 4 et 5 kg, les mâles peuvent dépasser 6 kg et atteindre parfois 7 kg. La cage thoracique est profonde, les côtes légèrement arquées, et les pattes puissantes permettent des sauts nets.

La tête est angulaire, avec des joues bien développées et un menton marqué. Les oreilles de taille moyenne sont plantées de façon à rester toujours en alerte. Les yeux, en amande et bien espacés, donnent un regard ouvert plutôt qu’un air farouche. La queue, longue, s’assombrit vers l’extrémité, un détail que les standards de jugement notent précisément.

Robe et couleurs admises

Le pelage court, dense et satiné porte des taches en forme d’empreinte de pouce, réparties sur un fond plus clair, avec des motifs tabby sur le visage. Douze couleurs sont admises : marron, bleu, chocolat, lilas, cannelle, faon, chacune existant aussi en version silver, où le fond argenté fait ressortir le contraste des taches.

Caractère

Le physique évoque la sauvagerie, le comportement dit l’inverse. L’Ocicat est sociable, attaché à ses maîtres, et s’entend bien avec les enfants comme avec les chiens du foyer. Il suit les activités de la maison de près et réclame de l’attention : ce n’est pas un chat qui se contente d’une présence silencieuse dans un coin.

Dans un foyer où les journées sont longues et où personne ne rentre avant le soir, beaucoup d’éleveurs conseillent de prendre un second chat en même temps. L’Ocicat vit mal la solitude répétée, et un compagnon félin comble une partie de ce besoin de compagnie quand les humains sont absents.

Il est aussi plus discret vocalement que d’autres races orientales : il ronronne peu et miaule peu, ce qui surprend parfois ceux qui s’attendent à un chat bavard. En revanche, il aime l’eau plus que la moyenne des chats, et certains sujets sautent volontiers dans une baignoire ou grimpent sur le bord d’une piscine pour observer.

Alimentation

L’Ocicat n’a pas d’exigence alimentaire propre à sa race, mais son niveau d’activité justifie une nourriture assez dense en protéines animales, sèche ou humide selon les préférences du chat. Comme il boit peu spontanément à partir de croquettes, plusieurs points d’eau répartis dans la maison, loin des gamelles de nourriture, encouragent une hydratation suffisante : dans la nature, un félin ne boit jamais là où il mange.

La nourriture humide doit être consommée rapidement une fois servie, avant qu’elle ne sèche ou attire les insectes en été. Certains propriétaires optent pour une alimentation crue, de type BARF, en s’assurant de respecter les proportions et la supplémentation nécessaires : cette méthode demande un minimum de rigueur et se prépare idéalement avec l’appui d’un vétérinaire nutritionniste.

Santé et maladies héréditaires

L’Ocicat ne souffre d’aucune maladie propre à la race qui soit largement documentée, mais son ascendance abyssine mérite attention. Certaines lignées portent la mutation rdAc responsable de l’atrophie rétinienne progressive, la même que celle dépistée chez l’Abyssin et le Somali. Un test ADN existe pour cette mutation, et un éleveur sérieux devrait pouvoir présenter les résultats des deux reproducteurs.

En dehors de ce point de vigilance génétique, l’Ocicat est plutôt solide et vit en général une dizaine d’années, parfois davantage avec un suivi vétérinaire régulier : vaccins, vermifuges et contrôles annuels suffisent la plupart du temps.

Entretien au quotidien

Le pelage court demande peu de travail : un brossage hebdomadaire suffit pour retirer les poils morts, deux si la mue bat son plein. C’est un chat qui a besoin de dépense physique bien plus que de toilettage. Un arbre à chat haut, des séances de jeu quotidiennes et, si possible, un accès sécurisé à l’extérieur lui conviennent mieux qu’un appartement fermé sans stimulation.

Certains propriétaires l’éduquent au clicker training, une méthode qui fonctionne bien sur ce chat curieux et vif d’esprit. Cela occupe son énergie et crée un rituel quotidien qui compense l’absence de sortie extérieure quand elle n’est pas possible.

Les griffes méritent une coupe régulière, environ toutes les deux ou trois semaines, surtout si le chat vit uniquement en intérieur et n’a pas d’occasion de les user naturellement. Un griffoir vertical assez haut, adapté à sa taille, limite les dégâts sur le mobilier et satisfait un besoin de marquage bien ancré chez cette race active.

Compatibilité avec la vie de famille

L’Ocicat se plaît dans un foyer animé, où il peut suivre les allées et venues de chacun. Il tolère bien les enfants qui le manipulent avec un minimum de respect, et s’entend en général avec un chien déjà habitué à la présence féline. À l’inverse, un chat très casanier qui préfère l’ordre et le silence risque de trouver l’Ocicat un peu envahissant : ce n’est pas une race pour qui cherche un compagnon discret.

Prix chez un éleveur

La race restant rare en France, trouver un éleveur demande parfois de la patience et un délai d’attente sur une liste. Un chaton Ocicat issu d’un élevage sérieux se négocie généralement autour de 1000 à 1500 euros, selon la lignée, la couleur et l’affixe. Méfiez-vous des annonces qui proposent un prix nettement inférieur sans pedigree ni certificat de bonne santé : à ce tarif, il manque presque toujours un test génétique ou un suivi vétérinaire.

Avant de signer, visitez l’élevage si c’est possible, observez comment vivent les chats reproducteurs, et posez la question des tests de dépistage. Un éleveur qui répond avec précision sur les résultats de ses reproducteurs mérite plus de confiance qu’un vendeur qui élude la question.

Résumer cet article avec :

Partager :