Le chat Bombay : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé

Le bombay est une race de chats originaire des États-Unis. Créée en 1965 dans le but d'obtenir une panthère noire miniature, la race est issue de croisements entre american shorthair noirs et burmeses sable
Sommaire8 sections
  1. 01Origine et reconnaissance officielle
  2. 02Morphologie et standard
  3. 03Une robe unique, du satin sur le dos
  4. 04Caractère : un chat de canapé qui aime la hauteur
  5. 05Santé : ce qu'il faut surveiller
  6. 06Entretien au quotidien
  7. 07Alimentation adaptée à sa musculature
  8. 08Prix chez un éleveur

Un pelage noir uni du bout des moustaches au bout de la queue, sans une seule mèche blanche : c'est la première chose qui frappe chez le Bombay. Cette race américaine, encore rare en France, a été construite en laboratoire d'élevage pour ressembler à une panthère miniature, et elle y est parvenue.

Origine et reconnaissance officielle

Le Bombay naît dans le Kentucky, aux États-Unis, à la fin des années 1950. L'éleveuse Nikki Horner croise un Burmese sable avec un American Shorthair noir dans le but précis d'obtenir un chat au corps de Burmese et à la robe d'un noir de jais. Le nom de la race ne vient pas de l'Inde par hasard : Horner voulait évoquer la panthère noire indienne, pas la ville elle-même.

La Cat Fanciers' Association accorde à la race le statut de championnat en 1976, après plusieurs générations de sélection nécessaires pour stabiliser la couleur et l'ossature. Le Bombay reste absent des standards de nombreuses fédérations européennes ; en France, il est inscriptible au LOOF mais le cheptel reste réduit, ce qui explique sa rareté chez les éleveurs.

Morphologie et standard

Le Bombay est un chat de taille moyenne, au corps compact et musclé, avec une ossature dense qui le rend plus lourd qu'il n'y paraît. Le poids se situe généralement entre 3,5 kg et 6,5 kg, les mâles dépassant nettement les femelles. La tête est ronde, le nez court sans être écrasé comme celui d'un Persan, et les yeux, grands et arrondis, vont du cuivre à l'or intense. Les pattes sont proportionnées, les pieds ronds, la queue de longueur moyenne et effilée à son extrémité.

Chez la lignée américaine, le nez plus court rapproche parfois la morphologie d'un profil brachycéphale léger. Ce n'est pas comparable à un Persan ou un Exotic Shorthair, mais certains sujets présentent un larmoiement plus marqué ou une respiration un peu bruyante après l'effort. Un éleveur sérieux évite de pousser ce trait plus loin que ne l'exige le standard.

Une robe unique, du satin sur le dos

Le standard n'admet qu'une seule couleur : le noir, uni jusqu'à la racine du poil, sans aucune trace de tabby ni de médaillon blanc. Le poil est court, fin, serré contre le corps, et sa texture satinée est considérée comme un critère de sélection à part entière lors des expositions. Un chaton né avec un poil terne ou une pigmentation incomplète des coussinets, qui doivent être noirs eux aussi, ne correspond pas au standard.

Caractère : un chat de canapé qui aime la hauteur

Le Bombay s'attache fortement à une personne de la maison, qu'il suit d'une pièce à l'autre. Il tolère bien les enfants et les autres animaux quand la cohabitation est faite progressivement, et il s'adapte à la vie en appartement sans réclamer de jardin. Il aime observer son territoire depuis un point haut, armoire ou étagère, plus que courir après une balle pendant des heures.

Ce n'est pas un chat hyperactif. Il dort beaucoup, comme la plupart des chats d'intérieur, et devient très câlin au moment du repos, cherchant le contact physique plutôt que de rester à distance. Les propriétaires décrivent souvent un chat vocal, qui miaule pour réclamer de l'attention ou signaler qu'il veut manger.

Santé : ce qu'il faut surveiller

Le Bombay hérite du bagage génétique du Burmese et de l'American Shorthair, avec les risques que cela suppose. La cardiomyopathie hypertrophique, une épaisseur anormale du muscle cardiaque, est la maladie la plus surveillée chez les races issues du Burmese. Aucun test ADN fiable n'existe à ce jour pour ce risque précis chez le Bombay : le dépistage passe par une échographie cardiaque réalisée par un vétérinaire, idéalement tous les un à deux ans à partir de l'âge adulte.

Le nez court de certaines lignées peut aussi entraîner un larmoiement chronique ou une gêne respiratoire légère par temps chaud. Rien de comparable aux détresses respiratoires d'un chat brachycéphale extrême, mais un point à vérifier avant l'achat, en observant la respiration du chaton au repos.

Bien suivi, un Bombay vit en moyenne entre 12 et 16 ans, parfois davantage. Une alimentation adaptée à son niveau d'activité et des visites vétérinaires annuelles suffisent la plupart du temps à maintenir cet état de santé.

Entretien au quotidien

Le poil court du Bombay ne demande pas de toilettage compliqué : un brossage hebdomadaire avec une brosse en caoutchouc ou une chamoisine suffit à retirer les poils morts et à faire briller la robe. Les griffes se coupent toutes les deux à trois semaines chez un chat d'intérieur qui ne les use pas naturellement. L'entretien des oreilles et des yeux, plus sujets au larmoiement chez cette race, mérite un contrôle hebdomadaire avec une lingette adaptée.

Alimentation adaptée à sa musculature

Le Bombay a une masse musculaire dense pour sa taille, ce qui suppose un apport en protéines animales de bonne qualité, supérieur à ce que réclame un chat plus longiligne. Une croquette formulée pour chat d'intérieur adulte, riche en protéines et pauvre en glucides, convient à la majorité des sujets. La ration se répartit idéalement en deux à trois repas, car ce chat a tendance à réclamer de la nourriture par simple attachement à son humain plutôt que par faim réelle, ce qui peut conduire au surpoids s'il n'y a pas de contrôle des quantités.

La stérilisation, recommandée dès six mois en dehors d'un projet de reproduction encadré, ralentit le métabolisme et augmente ce risque de prise de poids. Peser le chat une fois par mois et ajuster la ration en conséquence évite bien des désagréments articulaires à long terme.

Prix chez un éleveur

La rareté du Bombay en France se traduit directement sur son prix. Comptez au minimum 900 euros pour un chaton inscrit au LOOF issu d'un élevage sérieux, avec des tarifs qui peuvent monter au-delà de 1 500 euros pour une lignée d'importation ou un chaton destiné à l'exposition. Ces montants varient fortement selon les éleveurs, tant la race reste confidentielle sur le territoire.

Un contrat d'achat sérieux précise les résultats du dépistage cardiaque des parents et les conditions de garantie en cas de problème de santé constaté après l'adoption. Un vendeur qui ne peut fournir aucune trace de suivi vétérinaire des reproducteurs doit inciter à la prudence, quel que soit le prix affiché.

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