10 races de chats noirs : robes, origines et caractère

10 races de chats noirs : robes, origines et caractère
Sommaire13 sections
  1. 01Le Bombay, la panthère de salon
  2. 02Le York Chocolate, rare et attachant
  3. 03Le Havana Brown, discret et fidèle
  4. 04Le Chantilly Tiffany, fidèle jusqu'à l'excès
  5. 05Le Lykoi, l'apparence qui trompe
  6. 06Le Burmese anglais, bavard et sociable
  7. 07Le Maine Coon, le géant au pelage sombre
  8. 08Le Devon Rex, la fourrure frisée
  9. 09L'Oriental Shorthair, la version noire du Siamois
  10. 10Le Persan noir, l'exception à poil long
  11. 11Une couleur, pas une malédiction
  12. 12Entretien : ce qui change vraiment selon la race
  13. 13Le prix d'un chaton selon la race

Un pelage noir de jais n'est pas une race à lui seul : c'est une couleur que le patrimoine génétique du chat produit chez des races aux origines et aux tempéraments très différents. Voici dix races où cette robe sombre existe officiellement, avec ce qui distingue chacune une fois la couleur mise de côté.

Le Bombay, la panthère de salon

Le Bombay est la seule race dont le standard n'accepte qu'une seule couleur : le noir intégral, du bout des oreilles à la pointe de la queue, avec des yeux qui vont du cuivre à l'or. Cette race est née aux États Unis dans les années 1950 et 1960 d'un croisement entre Burmese et American Shorthair noir, avec l'objectif assumé de créer un chat qui rappelle une panthère miniature. Le résultat est un chat sociable, qui recherche activement la présence humaine et s'adapte bien à un appartement.

Le York Chocolate, rare et attachant

Originaire de l'État de New York, le York Chocolate doit son nom à sa robe chocolat, même si d'autres teintes sombres dont le noir sont aujourd'hui acceptées selon les standards. C'est une race peu répandue en Europe, au poil mi long qui demande un brossage régulier pour éviter les noeuds. Affectueux, il tolère bien la solitude à condition de retrouver son propriétaire disponible à son retour.

Le Havana Brown, discret et fidèle

Développé en Grande Bretagne dans les années 1950 à partir de croisements entre Siamois et chats domestiques noirs, le Havana Brown porte aujourd'hui une robe brun chocolat unie, brillante, plutôt que noire au sens strict. C'est un chat calme qui s'attache fortement à son foyer et supporte relativement bien les déménagements, du moment qu'il garde un contact quotidien avec ses propriétaires.

Le Chantilly Tiffany, fidèle jusqu'à l'excès

Le Chantilly, parfois appelé Chantilly Tiffany, arbore le plus souvent une robe brun foncé au reflet presque noir, avec un poil mi long soyeux. Développée en Amérique du Nord, cette race suit son propriétaire d'une pièce à l'autre et supporte mal la solitude prolongée. Un foyer où quelqu'un reste présent une bonne partie de la journée lui convient mieux qu'un appartement vide huit heures durant.

Le Lykoi, l'apparence qui trompe

Surnommé « chat loup garou » à cause de son pelage clairsemé de type roan, mêlant poils blancs et poils colorés, le Lykoi est une race très récente, développée aux États Unis à partir d'une mutation naturelle repérée chez des chats de gouttière noirs. Sa peau apparente par endroits le rend sensible au froid et aux coups de soleil, ce qui en fait un chat d'intérieur par nécessité plutôt que par choix. Sous cette allure inhabituelle se cache un chat joueur et très demandeur de contact physique.

Le Burmese anglais, bavard et sociable

Ancêtre direct du Bombay avec lequel il partage une partie de son histoire, le Burmese anglais existe en plusieurs couleurs, dont le noir. C'est un chat extraverti, très vocal, qui réclame l'attention de son foyer par des miaulements fréquents. Il s'entend en général bien avec les enfants, mais supporte mal d'être laissé seul de longues heures, un point à vérifier avant adoption si le foyer est souvent vide en journée.

Le Maine Coon, le géant au pelage sombre

Le Maine Coon est la plus grande race de chat domestique reconnue, avec des mâles qui peuvent dépasser largement le gabarit d'un chat commun. La robe noire fait ressortir des yeux qui vont du vert au cuivre selon les lignées. Originaire de l'État du Maine, ce chat au tempérament calme s'adapte aussi bien à la vie en appartement qu'à un accès régulier à l'extérieur, à condition de lui offrir l'espace que sa taille impose.

Le Devon Rex, la fourrure frisée

Apparu en Angleterre dans les années 1960 autour d'une mutation naturelle du pelage, le Devon Rex a un poil court, fin et bouclé, disponible en de nombreuses couleurs dont le noir. Son pelage peu fourni le rend sensible au froid, un point à surveiller en hiver. Très sociable, il vit sans difficulté avec des enfants ou d'autres animaux, y compris de petits rongeurs, ce qui reste à surveiller malgré tout selon le tempérament individuel du chat.

L'Oriental Shorthair, la version noire du Siamois

Issu des mêmes lignées que le Siamois, dont il partage la silhouette longiligne et la tête triangulaire, l'Oriental Shorthair peut arborer une robe entièrement noire. C'est un chat très vocal, qui miaule pour signaler sa présence et n'apprécie pas la solitude. Un foyer avec une présence régulière dans la journée lui convient beaucoup mieux qu'un logement vide du matin au soir.

Le Persan noir, l'exception à poil long

Réputé surtout pour ses robes claires, le Persan existe aussi en noir, une couleur qui met en valeur sa face plate et ses yeux ronds. Ce chat calme et sédentaire s'accommode très bien de la vie en appartement, mais son poil long réclame un brossage quotidien pour éviter les noeuds et les boules de poils.

Une couleur, pas une malédiction

La robe noire résulte d'un pigment, l'eumélanine, exprimé de façon dominante chez de nombreuses races et chez le chat de gouttière. Les superstitions qui entourent les chats noirs n'ont aucune base biologique : leur comportement dépend de la race, de l'éducation et du vécu de chaque individu, exactement comme pour un chat de toute autre couleur. Certains refuges rapportent que les chats noirs restent plus longtemps disponibles à l'adoption que les autres couleurs, un phénomène qui tient davantage aux préjugés des adoptants qu'à une quelconque réalité du caractère de l'animal.

Choisir une race pour sa couleur noire n'a donc de sens qu'en complément d'un vrai travail de recherche sur le tempérament, les besoins d'entretien et l'espace de vie que chaque race exige. Un Persan noir et un Oriental noir n'ont, au delà de leur robe, presque rien en commun.

Entretien : ce qui change vraiment selon la race

Un pelage noir ne demande pas de soin particulier lié à la couleur elle même, mais l'entretien réel dépend entièrement de la longueur et de la texture du poil. Le Bombay, le Havana Brown ou l'Oriental Shorthair ont un poil court et ras qui se contente d'un brossage hebdomadaire pour retirer les poils morts. Le Persan, à l'inverse, réclame un brossage quotidien pour éviter les noeuds, particulièrement autour des pattes arrière et du poitrail. Le Devon Rex et le Lykoi, avec leur pelage clairsemé ou frisé, tolèrent mal le froid et ont besoin d'un intérieur chauffé toute l'année, ce qui doit entrer en ligne de compte avant l'adoption si le logement est mal isolé l'hiver.

Le prix d'un chaton selon la race

Le budget d'acquisition varie fortement d'une race à l'autre, indépendamment de la couleur noire elle même. Un chaton de race reconnue par le LOOF s'accompagne toujours d'un pedigree et d'un suivi vétérinaire dès la naissance, ce qui justifie un tarif plus élevé qu'un chaton de gouttière noir trouvé en refuge ou chez un particulier. Les races rares comme le York Chocolate ou le Lykoi restent, en France, difficiles à trouver chez un éleveur, ce qui allonge les délais d'attente et peut faire grimper le prix au delà de celui d'une race plus répandue comme le British Shorthair ou le Maine Coon.

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