Découvrez le classement des 10 races de chats avec les plus beaux yeux verts

Découvrez le classement des 10 races de chats avec les plus beaux yeux verts
Sommaire13 sections
  1. 01Comment les standards jugent le vert des yeux
  2. 02Le Bleu Russe
  3. 03Le Havana Brown
  4. 04Le Korat
  5. 05L’Australian Mist
  6. 06Le Nebelung
  7. 07Le Burmilla
  8. 08Le Mandarin
  9. 09Le Norvégien
  10. 10L’Angora Turc
  11. 11Le Somali
  12. 12Poil gris et yeux verts, une association qui n’est pas une règle
  13. 13Ce que ces races ont en commun au quotidien

Le vert de l’iris chez le chat vient d’une faible quantité de mélanine dans les couches superficielles de l’œil, associée à une diffusion particulière de la lumière. Dix races s’en distinguent nettement, du poil ras au poil mi-long, et pas toujours pour les raisons qu’on croit.

Comment les standards jugent le vert des yeux

Dans les concours félins, la couleur des yeux compte parmi les critères notés lors du jugement, au même titre que la forme de la tête ou la texture du poil. Pour les races présentées ici, les standards du LOOF et de la TICA exigent en général un vert franc, sans mélange de jaune, ce qui exclut de fait une partie des sujets qui portent le gène mais affichent un vert plus pâle ou nuancé d’ambre. Cette exigence explique pourquoi certains éleveurs sélectionnent leurs reproducteurs presque autant sur la couleur d’iris que sur la morphologie générale.

Le Bleu Russe

Le Bleu Russe associe un pelage gris-bleu uniforme à des yeux verts brillants, une combinaison qui ne se fixe complètement qu’à l’âge adulte : les chatons naissent avec les yeux bleus, comme tous les chats, et le vert s’installe vers l’âge d’un an. Son poil court et dense, sans sous-poil emmêlant, se brosse une fois par semaine. Discret et attaché à un cercle restreint de personnes, il se montre parfois distant avec les inconnus de passage.

Le Havana Brown

Reconnaissable à son pelage brun chocolat uniforme, rare chez le chat, le Havana Brown se distingue aussi par des yeux verts qui contrastent nettement avec sa robe sombre. C’est une race peu répandue en France, avec un nombre d’éleveurs très limité. Affectueux sans être collant, il perd sensiblement plus de poils que le Bleu Russe pendant les mues de printemps et d’automne.

Le Korat

Originaire de la région de Korat en Thaïlande, où il est traditionnellement offert en couple aux jeunes mariés comme porte-bonheur, ce chat au pelage gris argenté et aux yeux verts émeraude a un poil court qui ne demande qu’un entretien minimal. Il s’attache fortement à son foyer, préfère la compagnie humaine à celle des autres chats, et se montre réservé avec les visiteurs qu’il ne connaît pas.

L’Australian Mist

Développé en Australie à partir de croisements entre Burmese, Abyssin et chat domestique, l’Australian Mist arbore un pelage tacheté, souvent gris tabby, et des yeux verts. Energique et curieux, il s’entretient avec un brossage rapide une à deux fois par semaine. C’est une des races les plus rares en Europe : la trouver hors d’Australie relève souvent du parcours du combattant.

Le Nebelung

Version à poil mi-long du Bleu Russe, dont il partage l’essentiel du standard hormis la longueur du poil, le Nebelung possède une fourrure dense qui dégage un léger halo autour du corps, d’où son nom qui signifie « créature du brouillard » en allemand. Ses yeux verts intenses demandent, comme sa robe, un peu plus d’attention que ceux de son cousin à poil court : deux brossages par semaine suffisent en dehors des périodes de mue. Il se montre très affectueux une fois sa confiance gagnée, mais reste méfiant au premier contact.

Le Burmilla

Né en 1981 d’un croisement accidentel entre un Burmese et une Chinchilla persane, le Burmilla associe un poil court à un pelage argenté caractéristique, où le blanc se mêle à des reflets colorés sur les extrémités du poil. Ses yeux, souvent verts, sont soulignés par un trait sombre qui rappelle le maquillage. Joueur et sociable, il s’entretient facilement, un brossage hebdomadaire suffisant pour son poil court.

Le Mandarin

Race rare de chat asiatique au type oriental, le Mandarin possède une silhouette longiligne et arbore souvent des yeux verts émeraude. Attaché à sa famille au point de devenir possessif, il communique beaucoup par la voix et miaule pour réclamer de l’attention. Son pelage peu dense se contente d’un brossage hebdomadaire.

Le Norvégien

Le chat des forêts norvégiennes impressionne par sa taille et sa fourrure épaisse à double couche, adaptée aux hivers scandinaves. Ses yeux, le plus souvent verts, peuvent aussi être jaunes ou orange selon les lignées. L’entretien demande un brossage deux à trois fois par semaine, quotidien pendant la mue, faute de quoi le sous-poil dense forme rapidement des nœuds compacts difficiles à démêler. Sous des dehors sauvages, c’est un chat calme qui s’adapte à des foyers très différents, appartement compris s’il dispose de hauteur pour grimper.

L’Angora Turc

Plus connu pour ses yeux ambre ou pour son hétérochromie que pour des yeux verts, l’Angora Turc peut néanmoins présenter cette couleur d’iris, notamment chez les sujets non blancs. Son pelage long et soyeux, sans sous-poil épais contrairement au Norvégien, demande un entretien plus léger, hormis pendant la mue. Très joueur et sociable, il suit volontiers son foyer d’une pièce à l’autre.

Le Somali

Appelé aussi Abyssin à poil long, résultat d’une mutation récessive apparue dans des lignées d’Abyssin, le Somali possède de grands yeux verts très expressifs, soulignés par un trait sombre semblable à celui du chat sauvage africain dont l’Abyssin tire son nom commercial. Moins possessif que son cousin à poil court, il a tout de même besoin d’attention régulière et profite d’un accès à l’extérieur ou, à défaut, d’un espace vertical généreux en appartement.

Poil gris et yeux verts, une association qui n’est pas une règle

Sur les dix races citées, sept ont un pelage gris ou argenté dans leur robe de référence, ce qui alimente l’idée d’un lien entre cette couleur de poil et le vert des yeux. Il n’existe pourtant aucune preuve génétique d’un tel lien direct : le gène qui dilue le pelage vers le gris et celui qui limite la mélanine dans l’iris sont portés par des chromosomes différents. La coïncidence tient surtout à l’histoire de la sélection : plusieurs de ces races, Bleu Russe, Korat, Nebelung, ont été construites en insistant sur les deux traits en même temps, sans que l’un entraîne l’autre biologiquement.

Un détail pratique à connaître si vous choisissez l’une de ces races pour la couleur des yeux : chez la plupart des chats, la teinte définitive de l’iris ne se fixe pas avant l’âge de douze à seize mois. Un chaton aux yeux encore bleu-gris à trois mois peut très bien devenir un adulte aux yeux verts francs, et inversement un vert un peu pâle en bas âge peut encore foncer.

Ce que ces races ont en commun au quotidien

Passé la couleur des yeux, ces dix chats partagent un trait moins visible : la plupart sont des races qui s’attachent à un cercle restreint de personnes plutôt qu’à toute une maisonnée indistinctement. Bleu Russe, Korat, Havana Brown et Nebelung se ressemblent sur ce point, ce qui en fait de bons compagnons pour une personne seule ou un couple, mais des chats qui demandent un temps d’adaptation plus long dans un foyer nombreux ou bruyant. À l’inverse, Mandarin et Burmilla, plus expansifs, s’accommodent mieux d’une maison où l’agitation ne manque pas.

Avant d’arrêter un choix sur la seule couleur des yeux, mieux vaut donc regarder le tempérament de la race et le mode de vie du foyer : un Korat réservé dans une maison pleine d’enfants bruyants, ou un Mandarin très demandeur d’attention laissé seul toute la journée, s’adaptent l’un et l’autre bien moins facilement qu’un chat dont le caractère correspond au rythme de la maison.

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