Le chat Somali : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé

Le chat Somali : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé
Sommaire10 sections
  1. 01Origine et reconnaissance officielle
  2. 02Morphologie et standard
  3. 03Robe et couleurs admises
  4. 04Alimentation
  5. 05Le Somali face à l'Abyssin
  6. 06Caractère
  7. 07Santé et maladies héréditaires
  8. 08Entretien
  9. 09Prix chez un éleveur
  10. 10Ce qui surprend les nouveaux propriétaires

Le Somali, c'est un Abyssin déguisé en renard : même silhouette élancée, même robe tiquetée, mais un pelage mi-long qui change complètement l'allure et la texture au toucher.

Origine et reconnaissance officielle

Le gène du poil long circule discrètement dans plusieurs races à poil court, l'Abyssin y compris, sans jamais s'exprimer chez la plupart des sujets. Dans les années 1960, des éleveurs américains remarquent des chatons à poil mi-long dans des portées d'Abyssins pur type, et décident de les sélectionner plutôt que de les écarter. La race prend le nom de Somali en 1967, en référence à la Somalie, pays voisin de l'Éthiopie, ancienne Abyssinie dont l'Abyssin tire son nom.

L'Abyssin lui-même n'a pas l'origine égyptienne antique que le mythe populaire lui prête : les études génétiques le rattachent plutôt à l'Asie du Sud-Est, avec un développement moderne de la race en Angleterre au dix-neuvième siècle. La lignée a failli disparaître à deux reprises, pendant les deux guerres mondiales puis lors d'une épidémie de leucose féline dans les années 1960, ce qui explique en partie l'étroitesse de la base génétique dont hérite le Somali. Chaque fois, un petit nombre d'éleveurs a suffi à reconstituer une population viable, mais cette histoire mouvementée pèse encore aujourd'hui sur la diversité génétique disponible pour les programmes de sélection.

La race est aujourd'hui reconnue par les grandes associations félines internationales, TICA et CFA en tête, ainsi que par le LOOF en France.

Morphologie et standard

Le Somali est un chat de taille moyenne, au corps mince et aux pattes élancées, avec des coussinets bien développés et des pattes ovales. Les femelles pèsent jusqu'à 4 kg, les mâles jusqu'à 5 kg. La tête est cunéiforme, portée par de grandes oreilles bien ouvertes. Les yeux, en amande, vont de l'ambre au vert en passant par le marron clair, et sont soulignés d'un contour plus sombre qui accentue leur expression.

Robe et couleurs admises

Le pelage mi-long, fin et souple, se distingue par une quantité de sous-poil réduite et une collerette bien visible autour du cou. La robe reste tiquetée, comme chez l'Abyssin : chaque poil alterne plusieurs bandes de couleur, avec des bandes plus foncées visibles le long du dos, de l'épaule jusqu'à la queue. Les teintes reconnues suivent celles de l'Abyssin : lièvre, sorrel, bleu et faon selon les standards.

Alimentation

Comme tout chat, le Somali est un carnivore strict qui assimile mal les glucides. Une nourriture de haute qualité riche en protéines animales couvre la plupart de ses besoins. Les boîtes et sachets pour chat à base de viande complètent bien une alimentation sèche, en apportant de l'humidité utile au bon fonctionnement des reins.

Le Somali face à l'Abyssin

La question revient souvent : à quoi bon choisir un Somali plutôt qu'un Abyssin, si ce n'est le même chat sous un pelage différent ? La réponse tient dans l'entretien et dans le rendu visuel. Le poil mi-long du Somali demande un peu plus d'attention qu'un poil ras, même si la faible quantité de sous-poil limite les nœuds. Visuellement, la collerette et le panache de la queue donnent une allure plus douce et moins félin sauvage que l'Abyssin, dont le poil ras souligne davantage la musculature. Côté caractère, les deux races partagent la même énergie et le même besoin de compagnie, sans différence marquée documentée entre elles.

Caractère

Intelligent et dynamique, le Somali suit son propriétaire dans la maison et s'invite volontiers dans les activités du quotidien. Sa curiosité le pousse à explorer les placards, les étagères et tout ce qui s'ouvre ou se ferme. Les jeux d'intelligence lui conviennent particulièrement bien : ce chat s'ennuie vite avec un jouet statique et préfère les dispositifs qui demandent de réfléchir pour obtenir une récompense.

La solitude lui pèse. Un Somali livré à lui-même de longues journées durant s'ennuie et le montre par des bêtises ou une certaine morosité. La compagnie d'un autre chat, idéalement un frère ou une sœur de portée, améliore nettement son équilibre au quotidien.

Santé et maladies héréditaires

Le Somali partage les fragilités génétiques de l'Abyssin, dont il est issu. Le déficit en pyruvate kinase, une mutation qui réduit la durée de vie des globules rouges et provoque une anémie chronique, touche cette lignée : un test ADN existe et repère les porteurs avant la reproduction. L'atrophie progressive de la rétine, une dégénérescence qui mène à la cécité, dispose elle aussi d'un test génétique disponible chez les laboratoires spécialisés en génétique féline.

L'isoérythrolyse néonatale féline, une incompatibilité sanguine entre la mère et ses chatons qui provoque une anémie grave dans les premiers jours de vie, complète la liste des points de vigilance. Elle ne se dépiste pas par un test ADN du chaton, mais se prévient en connaissant les groupes sanguins des reproducteurs avant l'accouplement.

Entretien

Le pelage mi-long du Somali, grâce à son faible sous-poil, ne s'emmêle pas facilement et se contente d'un brossage hebdomadaire léger. C'est nettement moins contraignant que l'entretien d'un chat à poil long classique comme le Persan. Une visite vétérinaire annuelle reste recommandée, en particulier pour les chats qui sortent à l'extérieur et qui sont donc plus exposés aux parasites et aux maladies infectieuses.

Les griffes se coupent toutes les deux à trois semaines, et les oreilles, bien ouvertes chez cette race, se vérifient régulièrement pour éviter l'accumulation de cérumen. Un Somali actif use naturellement ses griffes sur un griffoir solide, mais une coupe régulière reste utile pour protéger le mobilier.

Prix chez un éleveur

Un chaton Somali issu d'un élevage sérieux, avec pedigree et tests génétiques des parents, se négocie généralement à partir de 700 euros. Un éleveur digne de ce nom fournit systématiquement les résultats de dépistage du déficit en pyruvate kinase et de l'atrophie progressive de la rétine sur les reproducteurs, ainsi qu'un suivi vétérinaire complet du chaton avant son départ.

Un prix nettement inférieur à cette base, sans documents génétiques ni pedigree, correspond rarement à un élevage qui applique ces dépistages : la rigueur sanitaire a un coût, et c'est ce coût qui se répercute sur le prix de vente.

Ce qui surprend les nouveaux propriétaires

Beaucoup imaginent le Somali comme une version plus douce de l'Abyssin, et découvrent un chat tout aussi actif, capable de grimper sur les meubles hauts et d'ouvrir des placards mal fermés. Le premier réflexe des nouveaux propriétaires est souvent d'aménager la maison en hauteur, avec des étagères ou un arbre à chat élevé, plutôt que de chercher à limiter l'accès à certaines pièces, une bataille perdue d'avance avec cette race.

Résumer cet article avec :

Partager :