Le chat Pixie-bob : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé

Le chat Pixie-bob : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé
Sommaire9 sections
  1. 01Apparence
  2. 02Caractère
  3. 03Histoire
  4. 04Alimentation
  5. 05Santé
  6. 06Entretien du pelage
  7. 07Vie quotidienne et sensibilité aux changements
  8. 08Vivre en appartement ou en maison
  9. 09Choisir un chaton Pixie-bob

Le Pixie-bob ressemble à un lynx miniature et se comporte comme un chat de salon particulièrement collant. Ce contraste entre l'allure sauvage et le tempérament casanier explique une bonne partie de son succès auprès des éleveurs américains depuis les années 1980, et sa progression plus récente en Europe.

Apparence

Le Pixie-bob doit son nom à sa ressemblance avec le lynx roux, le bobcat des forêts nord-américaines. Sa queue est courte, souvent entre deux et treize centimètres, son pelage est tacheté, et des touffes de poils dépassent du bout de ses oreilles. La morphologie est trapue, avec une ossature large et une musculature dense qui donne une impression de puissance plutôt que de finesse.

Les femelles pèsent en général entre trois et cinq kilos, les mâles entre cinq et huit kilos, ce qui en fait l'une des races domestiques les plus lourdes une fois adultes. Le pelage change avec les saisons : plus court en été, ce qui laisse mieux voir les taches, plus long et plus dense en hiver. Une particularité génétique autorisée par le standard mérite d'être connue avant l'achat : la polydactylie, qui permet à certains individus de compter jusqu'à sept doigts par patte au lieu de cinq.

Caractère

Sous des airs de petit fauve, le Pixie-bob est un chat joueur et attaché à ses maîtres. Il suit volontiers les membres du foyer d'une pièce à l'autre et supporte plutôt bien la cohabitation avec un chien ou un autre chat, à condition d'une présentation progressive. Beaucoup de propriétaires décrivent un chat expressif, qui communique par une variété de sons allant du miaulement classique à des gazouillis proches de ceux d'un oiseau.

C'est aussi un chat qui a besoin d'occupation. Sans jouets adaptés ni séances de jeu régulières, il peut se montrer destructeur ou réclamer l'attention de façon insistante. Un arbre à chat solide et quelques parcours de jeu suffisent en général à canaliser son énergie.

Histoire

Le Pixie-bob est né dans l'État de Washington, aux États-Unis, au début des années 1980. L'éleveuse Carol Ann Brewer a repéré un chat au pelage tacheté et à la queue courte chez un particulier, puis a construit la race à partir de croisements entre chats domestiques présentant ce type de caractéristiques. L'hypothèse d'un croisement naturel avec un lynx roux, longtemps évoquée pour expliquer l'allure sauvage de la race, a depuis été écartée par des analyses ADN : le Pixie-bob est un chat domestique de bout en bout.

Le nom de la race combine celui de la chatte fondatrice, Pixie, et le mot anglais bobcat, qui désigne le lynx roux. The International Cat Association a reconnu la race en 1998. Le LOOF, qui gère les pedigrees en France, la reconnaît également, mais elle reste rare dans les élevages français.

Alimentation

Un Pixie-bob adulte, plus lourd que la moyenne des chats domestiques, a besoin d'un apport calorique ajusté à son poids réel et non à un standard générique. Une nourriture avec un fort taux de protéines animales et peu de glucides convient mieux à sa musculature qu'une croquette bas de gamme chargée en céréales.

Le risque principal chez cette race n'est pas la sous-alimentation mais le surpoids, d'autant que son ossature large peut masquer une prise de poids progressive. Peser le chat une fois par mois et ajuster les rations en conséquence évite bien des complications articulaires par la suite.

Santé

La queue courte, séduisante sur le plan esthétique, s'accompagne parfois de vertèbres caudales soudées ou d'une mobilité réduite de la région lombaire. Chez certains individus porteurs de la polydactylie, des doigts surnuméraires peuvent occasionner des griffes qui poussent de travers et nécessitent une coupe plus attentive.

Comme de nombreuses races à forte masse musculaire, le Pixie-bob figure parmi les chats chez qui une cardiomyopathie hypertrophique peut se développer. Un contrôle échographique du cœur chez les reproducteurs, avant toute mise à la reproduction, permet de limiter la transmission de cette maladie. Demandez à l'éleveur les résultats de ce dépistage avant d'acheter un chaton.

Entretien du pelage

Le pelage court du Pixie-bob demande un brossage hebdomadaire, qui suffit à retirer les poils morts et à limiter les boules de poils avalées lors de la toilette. Les individus à poil plus long, moins fréquents dans la race, ont besoin d'un brossage deux à trois fois par semaine, surtout pendant la mue d'automne et de printemps.

Les oreilles, du fait de leurs touffes de poils caractéristiques, retiennent plus facilement la poussière : un contrôle mensuel évite l'accumulation de cérumen. Les griffes, notamment chez les individus polydactyles, méritent une vérification régulière pour repérer une griffe qui pousserait dans un axe inhabituel.

Vie quotidienne et sensibilité aux changements

Le Pixie-bob s'attache fortement à ses repères. Un déménagement, l'arrivée d'un nouvel animal ou même un réaménagement du mobilier peut le déstabiliser pendant quelques jours. Il retrouve en général son comportement habituel une fois les nouvelles odeurs et les nouveaux passages intégrés, à condition de lui laisser un accès à ses zones de repos habituelles pendant la transition.

C'est un chat qui apprécie la présence humaine sans être exigeant sur la forme qu'elle prend : il se contente souvent de rester dans la même pièce que ses maîtres, sans réclamer constamment d'être porté ou caressé. Cette autonomie relative en fait une race compatible avec des journées de travail classiques, à condition de lui offrir de vraies séances de jeu le soir.

Vivre en appartement ou en maison

Le gabarit du Pixie-bob et son besoin de mouvement le rendent plus à l'aise dans une maison avec accès à un jardin sécurisé que dans un petit appartement. Cela ne l'empêche pas de vivre en appartement, mais il faut alors compenser l'espace manquant par des parcours en hauteur, des griffoirs solides et des séances de jeu quotidiennes d'une vingtaine de minutes au minimum.

Certains propriétaires promènent leur Pixie-bob en laisse et harnais, une pratique plus courante avec cette race qu'avec la moyenne des chats domestiques, du fait de son tempérament curieux et de sa bonne tolérance aux stimulations extérieures. L'habituer jeune, dès l'âge de trois ou quatre mois, facilite grandement cet apprentissage.

Choisir un chaton Pixie-bob

Le nombre limité d'éleveurs en France signifie souvent un délai d'attente de plusieurs mois entre la réservation et l'arrivée du chaton. Un chaton ne doit jamais quitter sa mère avant l'âge de treize semaines : cette règle, valable pour la plupart des races à pedigree en France, protège son équilibre comportemental futur.

Demandez à voir les parents, ou au moins la mère, et observez leur comportement avec les visiteurs. Un Pixie-bob adulte trop craintif ou trop agressif dans son élevage d'origine transmet rarement un tempérament équilibré à sa descendance, même si le pedigree est irréprochable sur le papier.

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