Le chat Birman : apparence, alimentation, caractère, histoire, santé

Plusieurs légendes entourent les origines du birman. L'une d'elles raconte qu'un chat birman aurait empêché un temple d'être détruit. Une autre parle d'un chat nommé Sinh dont le maître, un prêtre, fut tué aux pieds d'une statue de la déesse dorée aux yeux de saphir. Le chat aurait alors pris les yeux bleus de la statue et les pattes blanches comme la chevelure de son maître.
Sommaire8 sections
  1. 01Origine et reconnaissance officielle
  2. 02Morphologie et standard
  3. 03Robe et couleurs admises
  4. 04Caractère
  5. 05Vie quotidienne avec un Birman
  6. 06Santé et maladies héréditaires connues
  7. 07Entretien
  8. 08Prix chez un éleveur

Le Birman se reconnait à un détail précis : quatre pattes chaussées de blanc pur, symétriques, sur un corps aux points colorés comme un Siamois. Ce sont ces « gants » qui font la race, et qui rendent la sélection difficile pour les éleveurs.

Origine et reconnaissance officielle

Les origines du Birman sont enveloppées de légendes invérifiables, notamment celle d'un chat de temple birman dont les pattes seraient devenues blanches sous l'effet d'une intervention divine. Ce qui est mieux documenté, c'est l'histoire de la race telle qu'on la connait : elle a été fixée en France dans les années 1920, à partir d'un couple de chats importés d'Asie du Sud-Est et croisés avec des Siamois et des Persans pour stabiliser le type et la couleur des points.

Le Birman a bien failli disparaitre pendant la Seconde Guerre mondiale : il ne restait que deux sujets en France à la Libération. La race a été reconstruite à partir de ce noyau très restreint, ce qui explique la relative étroitesse de sa base génétique encore aujourd'hui. La reconnaissance officielle par les fédérations félines internationales, dont la FIFé, est intervenue dans les années 1950 et 1960.

Morphologie et standard

Le Birman est un chat de taille moyenne à grande, au corps allongé et musclé, porté par des pattes de longueur moyenne. Un mâle adulte pèse en général entre 5 et 6,5 kg, une femelle entre 3,5 et 5 kg. La queue est bien fournie, en panache.

La tête est large et légèrement arrondie, avec un nez de longueur moyenne à profil romain. Les yeux, presque ronds, doivent être d'un bleu saphir soutenu selon le standard : c'est l'un des critères les plus surveillés en exposition.

Robe et couleurs admises

Le pelage est mi-long, soyeux, avec un sous-poil réduit qui limite la formation de nœuds malgré la longueur du poil. Le corps est de couleur claire, les points (masque, oreilles, pattes, queue) plus foncés, sur le modèle du Siamois.

Le LOOF admet les points seal, bleu, chocolat, lilas, roux et crème, ainsi que les variantes tabby et tortie. La particularité de la race reste ses gants blancs sur les quatre pattes : ils doivent remonter uniformément et s'arrêter à hauteur du talon sur les pattes arrière, où ils forment un « éperon » caractéristique remontant le long de la jambe.

Caractère

Le Birman est un chat sociable, qui s'attache à l'ensemble du foyer plutôt qu'à une seule personne. Il suit volontiers ses propriétaires d'une pièce à l'autre, sans être un chat de contact permanent comme peut l'être un Siamois. Il s'entend en général bien avec les enfants et cohabite sans difficulté particulière avec un chien déjà habitué aux chats.

Sa voix est discrète : un miaulement doux, utilisé surtout pour réclamer de l'attention ou signaler la gamelle vide. C'est un chat curieux mais rarement destructeur, qui s'adapte bien à la vie en appartement à condition de disposer d'un peu de hauteur pour observer.

Vie quotidienne avec un Birman

Le Birman s'adapte bien à l'appartement, à condition de lui laisser un peu de hauteur pour observer son territoire depuis un point en surplomb. Il tolère mieux la solitude qu'un Siamois ou un Balinais, sans pour autant se satisfaire d'un foyer vide toute la semaine.

Chez les nouveaux propriétaires, la première surprise vient souvent des gants blancs : ils demandent un peu plus d'attention lors du brossage, car les poils de cette zone s'emmêlent plus vite que sur le reste du corps si l'entretien est irrégulier. La deuxième surprise, c'est la discrétion du chat : beaucoup s'attendent à un miaulement marqué, sur le modèle du Siamois auquel il est parfois associé à tort, et découvrent un chat presque silencieux.

Santé et maladies héréditaires connues

L'espérance de vie du Birman se situe entre 12 et 16 ans, parfois davantage avec un suivi vétérinaire régulier. Deux affections méritent une vigilance particulière chez cette race.

La cardiomyopathie hypertrophique, maladie du muscle cardiaque qui touche de nombreuses races pures, est rapportée chez le Birman ; un contrôle échocardiographique du reproducteur avant la reproduction est recommandé par les éleveurs sérieux. Une néphropathie a également été documentée dans certaines lignées, ce qui justifie un bilan rénal régulier chez le chat âgé.

Un syndrome plus rare et propre à la race, l'hypotrichose congénitale, associe une perte de poils localisée chez le chaton à d'autres anomalies de développement ; il reste marginal mais a été décrit spécifiquement chez le Birman dans la littérature vétérinaire.

Entretien

Malgré son poil mi-long, le Birman s'emmêle relativement peu grâce à son sous-poil fin. Un brossage hebdomadaire suffit en dehors des mues de printemps et d'automne, où deux séances par semaine évitent la formation de bourres, en particulier derrière les pattes arrière et sous les aisselles.

Côté alimentation, une nourriture riche en protéines animales de qualité et un apport en acides gras oméga-3 et oméga-6 aident à conserver la brillance du pelage. Il faut aussi veiller à ce que le chat boive assez, surtout s'il est nourri principalement en croquettes, pour limiter le risque de troubles urinaires.

Un examen vétérinaire annuel permet de suivre l'état cardiaque et rénal du chat, deux points de vigilance propres à la race. Le budget courant, hors acquisition, couvre la nourriture, les vaccins de rappel, le vermifuge et, pour de nombreux propriétaires, une assurance santé animale qui limite le reste à charge en cas de souci imprévu.

Prix chez un éleveur

Un chaton Birman avec pedigree LOOF se négocie en général entre 700 et 1 100 euros chez un éleveur déclaré, selon la couleur des points et la lignée. Ce tarif doit inclure l'identification, les premières vaccinations et un certificat vétérinaire de bonne santé.

Avant l'achat, demandez systématiquement si les parents ont été testés sur le plan cardiaque et si le chaton a déjà été vu par un vétérinaire. Un chaton Birman ne devrait jamais quitter sa mère avant l'âge de douze semaines, un délai que les éleveurs sérieux respectent sans négociation.

La consultation d'un pedigree sur plusieurs générations donne aussi une indication utile : une lignée qui revient souvent aux mêmes reproducteurs, du fait de la base génétique restreinte de la race, mérite une attention particulière sur les résultats des tests cardiaques.

Un chaton adopté en refuge, sous le nom de Birman ou de croisé Birman, n'aura généralement pas ce suivi de lignée. Rien n'empêche pour autant d'en faire un excellent compagnon, à condition d'accepter l'incertitude sur son passé sanitaire.

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